Nous parlons beaucoup de ce que Jésus-Christ a fait il y a deux mille ans. La croix, le tombeau, la résurrection. Et nous avons raison, tout part de là.
Mais il y a une question que nous posons rarement, et elle change une journée entière quand on y a répondu.
Que fait-il en ce moment ?
Pas ce qu’il a fait. Pas ce qu’il fera à son retour. Ce qu’il fait aujourd’hui, pendant que tu lis ces lignes.
L’Écriture répond, et elle répond au présent.
Il comparaît devant Dieu, pour toi
Hébreux 9:24, Christ est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Arrête-toi sur ce mot, maintenant. L’auteur écrit des décennies après la croix, et il emploie le présent.
Il comparaît. Il se tient là. Pour nous.
Hébreux 7:25, il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Toujours vivant pour intercéder. Ce n’est pas une œuvre achevée et rangée. C’est une fonction en cours, aujourd’hui, à cette minute.
Et 1 Jean 2:1, si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.
Un avocat ne plaide pas une fois pour toutes. Il plaide chaque fois qu’un dossier se présente.
Pendant que tu vaques à ta journée, quelqu’un se tient devant Dieu et porte ton nom.
Il est avec toi
Matthieu 28:20, et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Ce sont les tout derniers mots de l’évangile de Matthieu. La dernière chose que cet homme a voulu laisser à ses lecteurs.
Tous les jours. Pas les grands jours. Tous.
Matthieu 18:20, là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.
Jean 14:18, je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.
Et ce n’était pas une belle parole. Écoute un homme qui l’a éprouvé.
2 Timothée 4:16-17, Paul écrit depuis sa prison. Dans ma première défense, personne ne m’a assisté, mais tous m’ont abandonné. Que cela ne leur soit point imputé.
Puis, verset 17, mais le Seigneur m’a assisté et m’a fortifié, afin que la prédication fût accomplie par moi, et que tous les païens l’entendissent. Et j’ai été délivré de la gueule du lion.
Regarde le contraste que Paul construit. Personne ne m’a assisté. Mais lui, si.
Ce que les hommes n’ont pas fait, il l’a fait.
Paul n’avait jamais marché en Galilée. Il est arrivé après tout le monde. Et il a écrit, le Seigneur s’est tenu près de moi.
Il te fortifie quand tu es à bout
2 Corinthiens 12:8-9. Paul supplie trois fois d’être délivré d’une épreuve. Trois fois. Et la réponse ne vient pas comme il l’espérait.
Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.
Puis Paul conclut, verset 9, je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
Note bien ce qui se passe. L’épreuve n’est pas retirée. Ce qui est donné, c’est de quoi la traverser.
Philippiens 4:13, je puis tout par celui qui me fortifie.
Et maintenant, la question que personne ne pose
Voici pourquoi je te dis tout cela.
Pourquoi peut-il faire cela ?
L’Écriture ne nous laisse pas deviner. Elle donne la raison, et elle la donne trois fois, avec un mot de causalité à chaque fois.
Hébreux 4:15, nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses. Au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Le grec dit tenté selon toutes choses, à notre ressemblance. L’auteur insiste sur la ressemblance, et il n’aurait aucune raison d’y insister si elle n’était pas entière.
Hébreux 2:18, car ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.
Le car est causal. Il peut secourir **parce qu’**il a souffert.
Hébreux 2:17, en conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle.
Il a dû. C’était nécessaire. L’auteur ne dit pas qu’il a bien voulu s’abaisser, il dit que cela était requis.
Il ne te secourt pas malgré son humanité. Il te secourt à cause d’elle.
Ce que cela change quand tu es seul
Réfléchis un instant à ce que serait la différence.
Si celui qui intercède pour toi n’avait jamais réellement connu la fatigue, la faim, la peur, la trahison d’un ami, alors quand tu pries dans ta cuisine à cinq heures du matin, tu parlerais à quelqu’un qui sait ces choses de l’extérieur.
Mais Hébreux dit le contraire. Il a été tenté en toutes choses. Il a offert des prières avec de grands cris et des larmes, Hébreux 5:7. À Gethsémané, un ange est venu le fortifier, Luc 22:43.
Alors quand tu lui parles, tu parles à quelqu’un qui a été exactement là où tu es.
Hébreux 4:16, approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Et le mot du verset 16 s’appuie sur le verset 15. C’est parce qu’il a compati que nous pouvons approcher avec assurance.
Et pour finir, une chose que peu remarquent
Ouvre ta Bible à la toute dernière page. Le tout dernier verset.
Apocalypse 22:21, que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous.
C’est ainsi que se referme toute l’Écriture. Non pas sur une doctrine à défendre, ni sur un système à comprendre.
Sur une grâce laissée à ceux qui restent.
Le dernier mot de la Bible n’est pas un argument. C’est une main tendue.
Ce que je te laisse aujourd’hui
Tu ne portes pas ta journée tout seul.
Quelqu’un comparaît pour toi devant Dieu en ce moment même. Quelqu’un intercède, sans interruption, parce qu’il demeure éternellement. Quelqu’un se tient près de toi quand ceux qui devaient t’assister ne sont pas venus.
Et il peut le faire parce qu’il sait, non par observation, mais pour l’avoir vécu.
Il a été un homme. C’est pour cela qu’il peut te secourir.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




