Ce qu’ils ont réellement écrit, dans leurs propres mots
Cette publication s’adresse d’abord à tous ceux qui aiment l’histoire de l’Église, pas seulement celle de la dénomination adventiste, mais plus largement celle du protestantisme : les éléments rassemblés ici éclairent un pan méconnu de l’histoire doctrinale chrétienne.
Elle s’adresse aussi, et peut-être surtout, aux adventistes d’aujourd’hui, afin qu’ils connaissent réellement l’histoire de leurs propres pionniers et qu’ils soient éclairés sur les fondements que ceux-ci avaient posés. Car il existe un grand écart entre ce que croyaient les fondateurs de l’Église adventiste du septième jour et ce qui est enseigné aujourd’hui.
Si certaines doctrines actuelles ne sont pas conformes aux bornes que les pionniers avaient eux-mêmes fixées, alors il devient légitime, et même nécessaire, de remettre en question ces nouvelles doctrines qui leur ont été apportées après coup, en particulier celle de la Trinité, une doctrine que les pionniers adventistes n’ont jamais tolérée.
Voici les preuves, sourcées, écrites noir sur blanc dans la Review & Herald, le journal officiel du mouvement.
J. N. LOUGHBOROUGH (1861)
« Quelle objection sérieuse y a-t-il à la doctrine de la Trinité ? Nous la réduisons à trois : 1. Elle est contraire au sens commun. 2. Elle est contraire à l’Écriture. 3. Son origine est païenne et fabuleuse. »
Et plus loin : « Cette doctrine de la trinité a été introduite dans l’Église à la même époque que le culte des images et l’observance du jour du soleil ; elle n’est qu’une doctrine perse remaniée. Elle a commencé vers 325 après J.-C., et ne s’est achevée qu’en 681. » (Review & Herald, 5 novembre 1861)
JAMES WHITE, cofondateur (1846-1881)
« Les spiritualistes ont nié le seul vrai Dieu et notre Seigneur Jésus-Christ en utilisant le vieux credo trinitaire non scripturaire, selon lequel Jésus-Christ serait le Dieu éternel, bien qu’ils n’aient pas un seul passage pour l’appuyer. » (The Day Star, 1846)
« Le Père était plus grand que le Fils en ce qu’il était le premier. Le Fils était égal au Père en ce qu’il avait reçu toutes choses du Père. » (Review & Herald, 1881, l’année de sa mort)
J. N. ANDREWS, premier missionnaire adventiste (1855)
« La doctrine de la Trinité a été établie dans l’Église par le concile de Nicée, l’an 325. Cette doctrine détruit la personnalité de Dieu et de son Fils Jésus-Christ notre Seigneur. »
JOSEPH BATES, cofondateur
« Concernant la trinité, j’ai conclu qu’il m’était impossible de croire que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père, était aussi le Dieu Tout-Puissant, le Père, un seul et même être. »
D. M. CANRIGHT (1878)
« La Bible ne dit rien de la trinité. Dieu ne la mentionne jamais, Jésus ne l’a jamais nommée, les apôtres non plus. »
ELLEN G. WHITE – sur la personnalité distincte du Père et du Fils
« Le Christ est un avec le Père, mais le Christ et Dieu sont deux personnages distincts. » (1905)
« Ils sont un dans le but, dans la pensée, dans le caractère, mais non en personne. » (Testimonies for the Church, vol. ![]()
CONCLUSION
L’historien Russell Holt résume : « À l’unanimité, ils rejetaient la trinité, tout en maintenant avec la même unanimité la divinité du Christ. »
Les fondateurs ne niaient donc pas la divinité de Jésus, ils niaient la fusion des personnes du Père et du Fils en un seul être, telle que formulée au concile de Nicée en 325.
Que chacun examine les Écritures, comme les pionniers eux-mêmes nous y invitent.




