viens d’entendre un chant récent à la gloire de la Trinité. Et devine quelle image le chant utilise pour la décrire. Le soleil. Sa chaleur. Sa lumière. Tout ce qui rayonne de l’astre. En 2026, pour chanter le dieu en trois, le réflexe est toujours le même, lever les yeux vers le soleil.
Arrête-toi une seconde sur ce détail, car il en dit plus long que des volumes de théologie.
Pourquoi toujours le soleil ?
Babylone adorait Shamash, le dieu soleil. Rome adorait Sol Invictus, le soleil invaincu. Et quand les apologistes ont voulu faire accepter la Trinité, dès Tertullien avec le soleil et son rayon, puis avec la fameuse illustration de l’astre, sa lumière et sa chaleur, c’est encore le soleil qu’ils ont choisi.
Dix-sept siècles plus tard, la piété populaire chante spontanément la même image. Personne ne l’impose, elle revient toute seule. Pourquoi?
Parce qu’une doctrine que la Bible n’enseigne nulle part ne peut pas s’expliquer par la Bible, elle est obligée d’emprunter ses images ailleurs. Et cet ailleurs, c’est toujours l’astre que le paganisme divinisait.
L’image qui trahit
Et regarde ce que l’image avoue malgré elle. La chaleur du soleil est-elle une personne? Sa lumière est-elle une personne? Non, ce sont des émanations de l’astre, pas des êtres. Si le Fils est à Dieu ce que la lumière est au soleil, alors le Fils n’est qu’un rayonnement impersonnel, et voilà le modalisme que les trinitaires condamnent eux-mêmes. L’analogie censée faire aimer la Trinité la contredit à chaque couplet.
L’Écriture, elle, n’a jamais eu besoin du soleil pour révéler Dieu. Elle montre un Père et son Fils, une relation vivante entre deux êtres divins, unis par un seul Esprit qui est leur présence partagée, Romains 8:9. La vie éternelle, c’est de connaître le seul vrai Dieu et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ, Jean 17:3.
Alors la prochaine fois que tu entends chanter la Trinité avec le soleil, sa chaleur et sa lumière, souviens-toi de qui recevait ce culte à Babylone et à Rome. Le chant est nouveau. L’image, elle, a l’âge des ziggourats.




