Le problème de la préexistence du Fils : deux engendrements donnent deux Fils de Dieu dans le ciel
Le problème de la préexistence du Fils : deux engendrements donnent deux Fils de Dieu dans le ciel
Le problème de la préexistence du Fils : deux engendrements donnent deux Fils de Dieu dans le ciel

Le problème de la préexistence du Fils : deux engendrements donnent deux Fils de Dieu dans le ciel

Publication du 22 août 2026

On enseigne couramment que Jésus a deux engendrements. Un premier dans l’éternité, au ciel, où le Père engendre le Fils. Un second dans le temps, sur la terre, où le Fils est conçu dans le sein de Marie.

Je ne veux pas discuter ici des versets, je l’ai fait ailleurs. Je veux faire autre chose, quelque chose de très simple, et que peu de gens font : prendre cette doctrine au sérieux, la croire un instant, et la suivre jusqu’au bout. Rien de plus. Ce qu’une doctrine produit quand on la mène à son terme dit beaucoup sur ce qu’elle vaut.

🩵 Ce que la thèse affirme

Elle affirme deux choses, et il faut bien les tenir ensemble.

Le Fils engendré dans l’éternité est Dieu. Il est donc immortel, impérissable, sans commencement ni fin.

Le Fils né de Marie est Dieu lui aussi. Il est donc immortel de la même manière.

Voilà le point de départ. Il n’est pas de moi, il est d’eux.

🩵 Ce qui est immortel ne peut ni mourir ni s’effacer

Ce qui est immortel ne meurt pas. C’est la définition même du mot.

Ce qui ne meurt pas ne peut pas non plus se dissoudre, car cesser d’exister, c’est mourir.

Et ce qui ne meurt pas ne peut pas renaître, car renaître suppose d’être passé par la mort. C’est le principe de la réincarnation, et nul ne soutiendra que Dieu s’y soumet.

🌟 Ce qui est Dieu ne meurt pas, ne disparaît pas, ne se transvase pas ailleurs.

🩵 Où est le Fils du ciel pendant que Jésus grandit à Nazareth ?

Posons la question tranquillement.

Le Fils engendré dans l’éternité existe depuis toujours. Il n’a pas commencé la veille de Bethléem. Il a donc, si l’on ose l’image, tout un passé céleste derrière lui.

Quand l’enfant naît dans la crèche, que devient ce Fils-là ? Il n’est pas mort, il ne le peut pas. Il n’a pas disparu, rien de divin ne disparaît. Il n’est pas descendu en se vidant de lui-même jusqu’à ne plus être, car ce serait mourir.

Il est donc toujours là. Entier. Vivant. Immortel. Pendant que l’enfant de Marie grandit à Nazareth.

🌟 Rien dans la thèse ne permet au Fils céleste de cesser d’être. Il reste.

🩵 Deux immortels dans le même ciel

Suivons la suite de l’histoire.

L’homme de Nazareth marche en Galilée, meurt à Jérusalem, ressuscite, monte au ciel et s’assied à la droite du Père. Et lui aussi, nous dit-on, est Dieu. Donc immortel. Donc il demeure.

Faites le compte. Dans le ciel, un Fils engendré de toute éternité, qui n’a jamais pu cesser d’être. Et un Fils engendré de Marie, exalté dans la gloire, qui ne cessera jamais d’être non plus.

Deux. Immortels tous les deux. Qui ne peuvent ni se remplacer, ni se fondre l’un dans l’autre, ni s’effacer l’un devant l’autre, puisque rien de divin ne s’efface.

🌟 Deux engendrements aboutissent à deux Fils qui demeurent, et le ciel se retrouve avec deux Fils de Dieu.

🩵 Deux Fils côte à côte devant le trône

Ne nous arrêtons pas en chemin. Allons jusqu’au bout de l’image, puisque c’est la doctrine elle-même qui nous y conduit.

S’ils sont deux, et si tous deux demeurent, alors il faut se les représenter tels que la thèse les produit. Deux Fils dans le ciel, auprès du Père. L’un qui a toujours été là. L’autre qui est monté après la croix. L’un et l’autre appelés Fils de Dieu. L’un et l’autre immortels, donc l’un et l’autre installés pour toujours.

Que font-ils ? Ils demeurent ensemble. Ils se tiennent côte à côte. Ils se voient. Ils vont et viennent devant la face du Père, l’un et l’autre, sans que jamais l’un cède la place à l’autre, puisque rien de divin ne cède la place.

Deux Fils qui se ressemblent, comme deux jumeaux, portant le même nom, réclamant le même titre, occupant la même gloire.

Et à qui doit-on ce second Fils ? Pas à la parole de Dieu. Aucun prophète ne l’a annoncé, aucun apôtre ne l’a prêché, aucun verset ne le nomme. Il est né dans les écoles, dans les conciles, dans les raisonnements des hommes. C’est une figure fabriquée, et non une figure révélée.

Or les Écritures ne connaissent qu’un seul Fils de Dieu. Un seul est appelé ainsi. Un seul est né. Un seul est mort. Un seul est ressuscité. Un seul est assis à la droite du Père. Jamais deux, jamais un couple, jamais un second qui attendait au ciel.

🌟 La doctrine des deux engendrements finit par dresser dans le ciel un second Jésus que Dieu n’a jamais annoncé, que l’Écriture ne nomme nulle part, et que les hommes ont fait naître à sa place.

🩵 Qui dit Fils préexistant dit engendrement

Ce raisonnement ne frappe pas seulement la doctrine des deux engendrements. Il frappe ce qui la porte, c’est-à-dire l’idée d’un Fils qui existait déjà avant Bethléem.

Car il faut choisir ses mots. Un fils est fils parce qu’il a été engendré. C’est ce que le mot veut dire, et il ne veut dire que cela. Un être qui n’a jamais été engendré n’est le fils de personne.

Donc celui qui affirme un Fils préexistant affirme un engendrement avant Bethléem. Il ne peut pas s’en dispenser, sauf à vider le mot Fils de son sens.

Et puisqu’il confesse aussi, avec Luc 1:35, que l’enfant né de Marie est engendré et appelé Fils de Dieu, le compte est fait sans qu’on ait rien ajouté. Deux engendrements. Deux engendrés. Deux Fils.

Il reste une échappatoire, et une seule : dire que ce préexistant n’a jamais été engendré. Mais alors il n’est plus Fils, et l’on se retrouve avec deux êtres divins sans origine, deux inengendrés, ce qui ruine bien davantage encore la foi en un seul Dieu.

🌟 Ou bien il n’est pas Fils, ou bien il a été engendré. Et s’il a été engendré avant Bethléem, l’Écriture nous en donne un second en Marie.

🌟 Voilà pourquoi la thèse des deux engendrements ne défend pas la préexistence du Fils, elle la met en pièces.

🩵 Deux engendrements réclament deux engendrés

On répondra qu’il n’y en a qu’un seul, et qu’il ne faut pas compter comme je viens de le faire.

Alors il faut répondre à une question, une seule, et elle est décisive. Qu’est-ce que le second engendrement a engendré ?

Si le Fils existait déjà tout entier, alors rien de nouveau n’a commencé d’exister en Marie, et le mot engendrer ne signifie plus rien. On l’emploie sans qu’il désigne quoi que ce soit.

Si quelque chose de nouveau a réellement commencé d’exister en Marie, alors ce quelque chose n’est pas celui qui existait déjà. C’est un autre.

Il n’y a pas de troisième réponse. Engendrer veut dire faire venir à l’existence. Deux engendrements réclament deux engendrés, sinon le second n’est pas un engendrement, et il ne faut plus l’appeler ainsi.

🌟 Ou bien le mot est vide, ou bien ils sont deux. Il faut choisir.

🩵 Ce que dit l’Écriture, et qui ne pose aucun de ces problèmes

Rien de tout cela n’apparaît quand on lit simplement les Écritures.

« Le saint esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. » Luc 1:35. Un engendrement, une naissance, un Fils.

« Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. » 1 Timothée 2:5. Un seul, et il est nommé homme.

« Pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses. » 1 Corinthiens 8:6.

Aucun compte à faire, aucune colonne à trier, aucun mystère à administrer. Un Père qui est Dieu, un Fils qui est son Fils, engendré une fois, dans l’histoire, pour nous.

🌟 Là où l’Écriture n’a qu’un Fils, la doctrine des deux engendrements en produit deux, et doit ensuite passer des siècles à expliquer qu’il n’y en a qu’un.

🩵 La règle à retenir

Une doctrine se juge aussi à ce qu’elle produit quand on la suit jusqu’au bout.

Celle-ci, menée honnêtement à son terme, laisse deux Fils immortels dans le même ciel, et oblige ensuite à démontrer qu’ils n’en font qu’un.

Je crois de tout mon cœur que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, engendré du sein de Marie par la puissance de Dieu, mort réellement, ressuscité réellement, exalté à la droite de son Père, et notre unique médiateur, l’homme Jésus-Christ, 1 Timothée 2:5.

Et je crois qu’un seul est Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, 1 Corinthiens 8:6.

Prenez votre Bible, ouvrez ces textes, lisez-les entièrement, et laissez Dieu vous illuminer.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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