Publication du 11 août 2026.
J’entends souvent cette phrase, dite avec force et avec colère, un homme n’est pas assez bon pour mourir pour mes péchés. Il fallait que ce soit Dieu lui-même. Je veux répondre à cela aujourd’hui, calmement, avec les Écritures ouvertes.
Dieu ne peut pas mourir
C’est le premier obstacle, et il est infranchissable. Paul écrit que Dieu seul possède l’immortalité, monos echôn athanasian, 1 Timothée 6:16. L’immortalité n’est pas un vêtement que Dieu enlève un moment, c’est ce qu’il est.
Alors si celui qui est mort à la croix était Dieu, il n’est pas vraiment mort. Et s’il n’est pas vraiment mort, il n’y a pas de sacrifice, il y a une mise en scène.
En voulant grandir le Sauveur, on a vidé la croix de sa réalité.
Un homme a fait entrer la mort, un homme fait entrer la vie
Regarde la logique de Romains 5. Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et la mort a atteint tous les hommes.
Personne ne proteste devant cette phrase. Personne ne dit, ce n’est pas juste, un simple homme ne pouvait pas condamner toute la race. On l’accepte, parce que c’est écrit.
Mais Paul continue avec la même symétrie, si par la faute d’un seul beaucoup sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu s’est répandue en abondance sur beaucoup par la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ.
Celui qui refuse un homme rédempteur accepte pourtant un homme condamnateur. Il faut choisir.
Le rédempteur doit être un proche parent
Voici la clé hébraïque que beaucoup ignorent. Dans la loi, celui qui rachète s’appelle le goël, le rédempteur, et la condition est posée dans Lévitique 25, il doit être un proche parent du racheté. C’est toute l’histoire de Boaz et de Ruth.
L’auteur de l’épître aux Hébreux applique cela au Christ avec une précision remarquable. Puisque les enfants participent au sang et à la chair, sarx kai haima, lui aussi y a participé, afin de détruire par la mort celui qui avait la puissance de la mort, Hébreux 2:14.
Et il ajoute, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, kata panta, Hébreux 2:17. Pas semblable en apparence, pas semblable à moitié. En toutes choses.
Il précise même, ce ne sont pas des anges qu’il secourt, mais la postérité d’Abraham.
Un Dieu ne rachète pas des hommes, un frère rachète ses frères.
Il fallait un homme éprouvé qui ne cède pas
Le premier homme a été tenté dans un jardin, entouré de tout, rassasié, et il est tombé.
Le second a été tenté dans un désert, après quarante jours sans nourriture, Matthieu 4 et Luc 4, et il n’a pas cédé.
Là est la victoire. Mais elle n’a de sens que si l’épreuve était réelle. Un Dieu tenté ne peut pas pécher, donc son épreuve n’est pas une épreuve, c’est une formalité. Un ange non plus ne peut pas mourir. Toute la démonstration s’effondre.
Hébreux 4:15 le dit sans détour, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Ce n’est pas Dieu qui a vaincu à ma place, c’est un homme comme moi, et voilà pourquoi j’ai de l’espérance.
Ce n’est pas à nous de dire ce qui suffit à Dieu
Voilà ce qui me frappe le plus. Nous discutons de ce qui serait assez digne, comme si le choix nous appartenait.
Or c’est Dieu qui désigne son sacrifice. Et il l’a désigné publiquement, celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection, écoutez-le, Matthieu 17:5.
Paul résume tout en une ligne que je voudrais que chacun apprenne par cœur, il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus-Christ, anthrôpos Christos Iêsous, 1 Timothée 2:5.
Paul ne dit pas le Dieu Jésus-Christ. Il dit l’homme.
Si Dieu déclare que son Fils suffit, la discussion est close.
L’objection du Psaume 49
On me répondra, le Psaume 49:8 dit que nul ne peut racheter son frère ni payer à Dieu sa rançon.
C’est exact, et cela ne contredit rien. Le psaume parle de l’homme qui prétend se racheter par ses propres moyens, par ses richesses. Or personne ici ne s’est racheté lui-même. C’est Dieu qui a donné son Fils, Jean 3:16, c’est Dieu qui a fourni l’agneau, comme au mont Morija.
La rançon vient de Dieu, elle est payée par un homme. Les deux vérités tiennent ensemble.
Ce que je crois
Je ne diminue pas Jésus-Christ en le confessant homme. C’est l’inverse. On le diminue en disant qu’il n’était pas assez, qu’il lui fallait être autre chose que ce que le Père a déclaré.
Je célèbre le vrai Jésus, le Fils unique engendré, l’agneau sans défaut, l’homme éprouvé et victorieux, mort réellement, ressuscité réellement, élevé à la droite de Dieu.
Il n’a pas fallu qu’un Dieu meure, il a fallu qu’un homme obéisse jusqu’à la mort.
Ouvre ta Bible, crayon en main, et vérifie chaque texte que je viens de citer. Ne me crois pas sur parole.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




