Lorsque Dieu prononce ces mots en Genèse 1 verset 26, faisons l’homme à notre image et selon notre ressemblance, il révèle quelque chose d’essentiel sur sa propre nature. Si l’homme est fait à l’image de Dieu, c’est que Dieu lui-même a une forme, une apparence, une corporalité à laquelle l’homme ressemble.
Or la troisième personne de la Trinité telle que définie par les théologiens n’a pas de corps, pas de forme, pas d’image. Elle ne correspond donc pas au Dieu qui a créé l’homme. Et ce qui ne correspond pas au Dieu créateur du ciel et de la terre ne peut pas lui appartenir.
Cette troisième personne sans corps et sans image n’appartient pas à la sainte divinité. Elle appartient à un autre royaume, façonnée non par la Parole mais par l’ennemi de la vérité. Voici pourquoi.
Le Père a une corporalité que les Écritures confirment
Les prophètes ont vu le Père. Daniel voit l’Ancien des jours assis sur un trône, vêtu de blanc, dont les cheveux sont comme de la laine pure, dont le trône est des flammes de feu. Ézéchiel voit au-dessus du firmament une forme semblable à un homme, resplendissante comme l’airain poli, entourée de lumière. Jean en Apocalypse voit celui qui est assis sur le trône, dont l’aspect est semblable à une pierre de jaspe et de sardoine. Ésaïe voit le Seigneur assis sur un trône élevé et sublime, et le bas de sa robe remplit le temple.
En Exode 24 les anciens d’Israël montent sur la montagne et ils voient le Dieu d’Israël, sous ses pieds il y avait comme un ouvrage de saphir et comme le ciel lui-même dans sa pureté. Ils voient Dieu. Ils mangent et ils boivent devant lui. Moïse lui-même en Exode 33 demande à voir la gloire de Dieu et Dieu lui répond qu’il fera passer toute sa bonté devant lui mais que Moïse ne pourra pas voir sa face et vivre.
Dieu lui permet de voir son dos. Ce n’est pas une métaphore. C’est une réalité corporelle que Dieu lui-même assume et confirme. En Nombres 12 Dieu dit de Moïse qu’il lui parle bouche à bouche, en apparence et non en énigmes, et qu’il contemple la figure de l’Éternel.
Ces visions ne sont pas des symboles vides. Elles révèlent un Dieu qui a une forme, une présence, une apparence réelle. Le Père est conforme à sa propre parole. Il a fait l’homme à son image parce qu’il a lui-même cette image.
Le Fils est la confirmation parfaite de cette corporalité
Jésus-Christ est appelé en Colossiens 1 verset 15 l’image du Dieu invisible. Il est la reproduction exacte de ce que le Père est. Et avant même l’incarnation, Paul écrit en Philippiens 2 verset 6 qu’il était en forme de Dieu. Ce mot forme en grec est morphè, il désigne une apparence réelle et concrète, pas une abstraction. Le Fils avait donc une forme divine avant de prendre une forme humaine.
Et lorsqu’il s’est incarné il a pris un corps humain, a vécu parmi nous, est mort et est ressuscité avec ce même corps glorifié. Après la résurrection il dit à Thomas, avance ton doigt ici et regarde mes mains, avance ta main et mets-la dans mon côté. Il mange du poisson devant ses disciples. Il mange du pain et du miel.
Il se laisse toucher. Il monte au ciel dans ce corps ressuscité et il reviendra de la même manière selon Actes 1 verset 11. Le Fils est donc conforme à ce que Dieu a dit en Genèse. L’homme ressemble au Fils parce que le Fils ressemble au Père et que le Père a fait l’homme à son image. La chaîne est parfaite et cohérente.
Le mot notre de Genèse 1 verset 26 détruit la troisième personne de la Trinité
C’est ici que la démonstration devient implacable. Lorsque Dieu dit faisons l’homme à notre image et selon notre ressemblance, ce mot notre est un pluriel qui engage toutes les personnes divines présentes à la création. Les trinitaires s’appuient précisément sur ce pluriel pour affirmer que les trois personnes de la Trinité étaient présentes et actives lors de la création. Très bien. Acceptons cette prémisse et suivons-la jusqu’à sa conclusion logique.
Si le Saint-Esprit est une troisième personne divine coégale et coéternelle au Père et au Fils, et s’il était présent à la création comme les trinitaires l’affirment, alors il est inclus dans ce notre. Il a donc participé à faire l’homme à son image. Cela signifie que l’homme a été fait à l’image du Saint-Esprit aussi. Mais alors posons la question à laquelle aucun théologien trinitaire ne peut répondre sans détruire sa propre doctrine. Quelle est l’image du Saint-Esprit ? À quoi ressemble-t-il ? Quel est son aspect, sa forme, son apparence ?
Les théologiens trinitaires eux-mêmes répondent unanimement que le Saint-Esprit est incorporel, sans corps, sans forme, sans apparence propre. Il ne peut pas être vu. Il ne peut pas être représenté. Il est une personne purement spirituelle sans aucune dimension physique ou visuelle. C’est leur propre définition. C’est leur propre théologie.
Mais alors l’homme ne lui ressemble pas. L’homme a un corps, une forme, une apparence, un visage, des mains, des pieds. L’homme est visible, tangible, concret. Si le Saint-Esprit n’a rien de tout cela, alors l’homme n’est pas fait à son image.
Et si l’homme n’est pas fait à son image, alors il n’était pas inclus dans ce notre de Genèse 1 verset 26. Et s’il n’était pas inclus dans ce notre, il n’était pas présent à la création en tant que personne divine coégale. Et s’il n’était pas présent à la création en tant que personne divine coégale, alors il n’est pas ce que les trinitaires affirment qu’il est.
La troisième personne de la Trinité s’effondre sous le poids de sa propre définition. Ce n’est pas nous qui la détruisons. C’est la Parole de Dieu elle-même qui la détruit. Genèse 1 verset 26 suffit.
Une contradiction que les conciles ont tenté de masquer
Cette contradiction n’est pas nouvelle. Les théologiens des premiers siècles l’ont perçue et ont tenté de la contourner en introduisant dans la théologie chrétienne des catégories empruntées à la philosophie grecque. Platon et les néoplatoniciens concevaient le divin comme purement incorporel et immatériel, totalement séparé du monde physique.
C’est cette conception philosophique grecque et non hébraïque et non scripturaire qui a été introduite dans la définition du Saint-Esprit lors des grands conciles du quatrième et cinquième siècle. Nicée en 325, Constantinople en 381. Ces conciles n’ont pas révélé le Saint-Esprit. Ils l’ont fabriqué.
Ils ont pris une réalité scripturaire, l’Esprit de Dieu et l’Esprit de Christ, et ils l’ont transformée en une troisième personne divine incorporelle qui ne ressemble ni à l’homme ni au Dieu qui a créé l’homme. Ce faisant ils ont introduit dans la foi chrétienne un dieu étranger, un dieu sans image, un dieu que la Parole elle-même ne reconnaît pas.
Ce que cela révèle sur l’origine de cette troisième personne
Un Dieu qui se contredit dans sa propre définition n’est pas le Dieu des Écritures. Le Dieu des Écritures est cohérent. Il dit ce qu’il est et il est ce qu’il dit. Il a fait l’homme à son image et il a une image. Il a envoyé son Fils qui est l’image de sa personne et ce Fils a un corps. Tout est cohérent dans la révélation du Père et du Fils.
Mais la troisième personne introduit une incohérence fatale. Elle est censée être coégale au Père et au Fils mais elle n’a pas ce qu’ils ont. Elle est censée avoir participé à la création de l’homme mais l’homme ne lui ressemble pas. Elle est censée être Dieu mais elle ne correspond pas à la définition que Dieu donne de lui-même.
Cette incohérence n’est pas un mystère à accepter par la foi. C’est une contradiction qui révèle une origine étrangère. Ce qui contredit la Parole de Dieu ne vient pas de Dieu. Et ce qui ne vient pas de Dieu dans le domaine du spirituel et du divin ne peut venir que d’une seule autre source.
L’ennemi de la vérité n’a pas besoin de nier Dieu frontalement. Il lui suffit d’introduire un faux dieu au sein même de la divinité pour détourner l’adoration des hommes vers quelque chose que Dieu n’a jamais révélé. C’est précisément ce que fait la troisième personne de la Trinité.
Le Saint-Esprit des Écritures n’est pas cette troisième personne
Le vrai Saint-Esprit que nous connaissons dans la Bible n’est pas une personne autonome et incorporelle flottant en dehors du Père et du Fils. Il est l’Esprit du Père et l’Esprit du Fils, leur présence partagée et active dans le croyant. Romains 8 verset 9 le confirme en employant de manière interchangeable l’Esprit de Dieu et l’Esprit de Christ pour désigner une seule et même réalité.
Paul n’écrit jamais l’Esprit du Saint-Esprit parce que le Saint-Esprit n’est pas une source indépendante. Il est la propriété du Père et du Fils, leur souffle commun, leur présence partagée dans le croyant. Jésus lui-même le confirme en Jean 14 lorsqu’il promet le Consolateur puis dit immédiatement je viendrai à vous, et encore mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui.
La venue du Consolateur et la venue du Père et du Fils sont une seule et même réalité. Il n’y a pas trois personnes distinctes qui viennent habiter le croyant. Il y a le Père et le Fils qui viennent par leur Esprit commun.
Ne laisse pas la tradition remplacer la Parole. Ne laisse pas les conciles humains définir ton Dieu à ta place. Le Dieu qui t’a créé à son image est le Père que les prophètes ont vu et le Fils que les apôtres ont touché. Leur Esprit commun habite en toi si tu les reçois. Cela suffit. Ouvre les Écritures et laisse la Parole parler d’elle-même.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




