Il existe une image simple que tout le monde comprend immédiatement. Une grappe de raisin. Chaque grain qui la compose est de la même famille, de la même nature, du même plant, du même Dieu qui l’a fait pousser. Personne n’a jamais vu un citron pousser au milieu d’une grappe de raisin.
Personne n’a jamais vu une mangue s’y glisser. Personne n’a jamais vu une papaye s’y installer comme si de rien n’était. Et si quelqu’un vous montrait une grappe de raisin avec un citron au milieu en vous disant que c’est normal et naturel, vous sauriez immédiatement que quelque chose ne va pas.
Que quelqu’un a mis là quelque chose qui n’y était pas. Que quelqu’un a manipulé la grappe.
C’est exactement ce que certains font avec les Dix Commandements quand ils disent que neuf d’entre eux sont éternels et moraux et que le quatrième, le commandement du Sabbat, est temporel, cérémoniel et aboli.
Ils nous présentent une grappe de raisin avec un citron au milieu. Et ils nous demandent de croire que c’est Dieu qui l’a mis là.
Mais nous allons voir que ce n’est pas Dieu qui a mis un citron au milieu de sa grappe. C’est l’homme qui a essayé d’en retirer un grain de raisin pour le remplacer par autre chose.
Les Dix Commandements sont tous de la même famille
Commençons par un fait simple et irréfutable. Les Dix Commandements ont tous été donnés au même moment, au même endroit, au même peuple, par le même Dieu. Ils ont tous été écrits par le même doigt, le doigt de Dieu lui-même, sur les mêmes tables de pierre. Exode chapitre 31 verset 18 dit que Dieu donna à Moïse les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
Pas neuf commandements écrits du doigt de Dieu et un dixième écrit par Moïse. Pas neuf commandements éternels et un dixième temporaire. Les dix ensemble, écrits par le même doigt, gravés sur les mêmes tables, donnés au même moment. Ils forment une unité indivisible. Ils sont tous de la même famille. Ils sont tous des grains de la même grappe.
Et Dieu lui-même a voulu souligner le caractère unique et solennel de cet acte. En Deutéronome chapitre 5 verset 22 Moïse dit, ces paroles l’Éternel les dit à toute votre assemblée sur la montagne du milieu du feu, de la nuée et de l’obscurité, d’une voix forte, et il n’y ajouta rien. Il n’y ajouta rien. Les Dix Commandements sont complets, fermés, scellés. On ne peut rien y ajouter et on ne peut rien en retrancher.
Celui que l’on voudrait faire passer pour un citron est en réalité le plus ancien de tous
Voici maintenant ce qui rend l’argument de l’abolition du Sabbat non seulement faux mais particulièrement absurde. Celui que l’on voudrait faire passer pour le citron au milieu du raisin, celui que l’on voudrait déclarer temporel et aboli, c’est précisément le plus ancien des dix commandements.
Le Sabbat n’a pas été institué au Sinaï. Il a été institué par Dieu lui-même au septième jour de la création, avant le péché, avant le déluge, avant Abraham, avant Moïse, avant Israël. Genèse chapitre 2 versets 2 et 3 dit, Dieu se reposa le septième jour de tout son travail qu’il avait fait. Et Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia parce qu’en ce jour il se reposa de tout son travail qu’il avait créé en le faisant.
Dieu a béni le septième jour. Dieu a sanctifié le septième jour. Ce sont deux actes divins solennels accomplis à la création du monde, avant que l’humanité ait péché, avant qu’Israël existe, avant que Moïse soit né. Le Sabbat est le commandement le plus ancien de tous. Il est antérieur à tous les autres dans le texte sacré.
Prétendre que le Sabbat est le seul commandement temporel et aboli c’est donc prétendre que le plus ancien est le moins permanent. C’est exactement l’inverse de toute logique. On ne dit pas que ce qui est le plus ancien est le plus fragile et le plus temporaire. On dit au contraire que ce qui est le plus ancien est le plus enraciné, le plus fondamental, le plus permanent.
Celui que l’on voudrait retrancher est celui que Dieu a placé au centre pour le protéger
Et voici maintenant la révélation la plus profonde de toute cette publication. Regardons la structure des Dix Commandements avec attention.
Les trois premiers commandements concernent la relation directe avec Dieu, pas d’autres dieux, pas d’idoles, ne pas prendre le nom de Dieu en vain. Les six derniers commandements concernent la relation avec le prochain, honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignage, ne pas convoiter.
Et le quatrième commandement, le commandement du Sabbat, est exactement au centre. Trois commandements au-dessus de lui, six commandements en dessous de lui. Il est à la charnière, à la jonction, au cœur du Décalogue.
Dans la pensée hébraïque la structure concentrique place au centre ce qui est le plus précieux, ce qui est le plus important, ce qui mérite la plus grande attention et la plus grande protection. Dieu a entouré le Sabbat de tous les autres commandements comme on entoure un joyau d’une monture qui le met en valeur et le protège.
Et ce n’est pas un hasard. Le Sabbat est le seul commandement qui commence par le mot souviens-toi. Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Dieu savait que c’est celui-là que l’on essaierait d’oublier.
C’est celui-là que l’adversaire tenterait de déplacer et d’abolir. Daniel chapitre 7 verset 25 l’avait prophétisé, il pensera à changer les temps et la loi. Le temps c’est le Sabbat. C’est le seul commandement qui touche directement au temps, au septième jour, au rythme de la création. Et c’est précisément celui-là que Dieu a placé au centre, entouré et protégé par tous les autres.
Celui que l’on voudrait faire passer pour un citron est en réalité le joyau que Dieu a placé au cœur de sa grappe et entouré de tous les autres grains pour le protéger.
Le lion n’engendre pas des girafes
Revenons à nos images naturelles parce qu’elles disent la vérité avec une clarté que les arguments complexes n’atteignent pas toujours.
Le lion engendre des lions. Pas des girafes. Pas des éléphants. Pas des dauphins. Des lions. Chaque être vivant se reproduit selon sa famille et selon sa nature. C’est la loi de la création que Dieu a établie en Genèse chapitre 1 en disant que chaque chose se reproduit selon son espèce.
De même les Dix Commandements ont tous été engendrés par le même Dieu, gravés par le même doigt, sur les mêmes tables, au même moment. Ils sont tous de la même espèce. Ils sont tous moraux. Ils sont tous éternels. Ils sont tous intemporels. Aucun d’entre eux n’est une girafe engendrée par un lion. Aucun d’entre eux n’est un citron poussé sur un plant de vigne. Aucun d’entre eux n’est un fruit temporel et cérémoniel glissé au milieu de fruits éternels et moraux.
Celui qui dit que neuf commandements sont éternels et que le Sabbat est temporel doit expliquer comment Dieu a pu graver sur les mêmes tables de pierre au même moment neuf commandements éternels et un commandement temporaire. Il doit expliquer pourquoi Dieu a dit souviens-toi d’un commandement dont il savait qu’il allait l’abolir quelques siècles plus tard. Il doit expliquer pourquoi Dieu a placé au centre de son Décalogue le seul commandement qu’il comptait abolir.
Ces questions n’ont pas de réponse honnête parce que la prémisse est fausse. Dieu n’a pas mis un citron au milieu de sa grappe de raisin. Les Dix Commandements sont dix grains de la même grappe, de la même famille, de la même nature, du même Dieu éternel.
Ce que Jésus dit du plus petit commandement
Et pour que personne ne puisse dire que le Nouveau Testament contredit cela, écoutons Jésus lui-même en Matthieu chapitre 5 versets 18 et 19. Il dit, en vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux.
Jésus ne dit pas que neuf commandements demeureront et qu’un seul disparaîtra. Il dit qu’un seul iota, la plus petite lettre de l’alphabet grec, ne passera pas. Il dit que celui qui supprimera même le plus petit des commandements et qui enseignera aux autres à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux.
Le Sabbat n’est pas le plus petit des commandements. Il est au centre. Il est le plus ancien. Il est celui que Dieu a béni et sanctifié depuis la création. Si même le plus petit ne peut pas être supprimé, comment pourrait-on supprimer celui qui est au cœur de tous les autres ?
Conclusion
Les Dix Commandements sont une grappe de raisin. Chaque grain est de la même famille, de la même nature, du même Dieu. Ils ont tous été écrits par le même doigt sur les mêmes tables au même moment. Ils sont tous éternels parce qu’ils sont tous l’expression de ce que Dieu est et Dieu ne change pas.
Le Sabbat n’est pas un citron au milieu de cette grappe. Il n’est pas une mangue. Il n’est pas une papaye. Il n’est pas une exception temporelle et cérémonielle glissée entre neuf commandements éternels et moraux. Il est le grain le plus précieux, le plus ancien, celui que Dieu a placé au centre et entouré de tous les autres pour le protéger et le mettre en honneur.
Et voici ce qu’il faut dire clairement. Dieu ne crée pas des monstres. Dieu ne produit pas des œuvres ratées ou incohérentes. Chaque jour de la création en Genèse chapitre 1 Dieu vit que cela était bon. Tout ce que Dieu fait est bon, cohérent, parfait dans sa nature. Il ne grave pas neuf commandements éternels et moraux et un commandement temporaire et cérémoniel sur les mêmes tables de pierre au même moment. Ce serait une imperfection dans son œuvre. Et Dieu ne produit pas d’imperfections.
L’idée qu’il y aurait un citron au milieu de la grappe de raisin de Dieu ne peut donc pas venir de Dieu. Elle ne peut venir que de celui qui depuis le commencement cherche à modifier, déplacer et défigurer ce que Dieu a créé parfait.
C’est lui qui depuis des siècles travaille à convaincre les hommes que le Sabbat est différent des autres commandements, qu’il est temporel là où les autres sont éternels, qu’il est cérémoniel là où les autres sont moraux. Daniel chapitre 7 verset 25 l’avait prophétisé avec une précision saisissante, il pensera à changer les temps et la loi. Changer les temps c’est changer le Sabbat. Et c’est exactement ce qui a été fait au fil des siècles.
Celui qui est éclairé par le Saint-Esprit ne peut pas croire que Dieu a créé un monstre dans son Décalogue. Il ne peut pas croire que Dieu a mis un citron au milieu de sa grappe de raisin. Cette seule pensée ne peut venir que du malin.
Car Dieu est un Dieu d’ordre, de cohérence et de perfection. Et son Décalogue est une œuvre parfaite, indivisible, éternelle, dont aucun grain ne peut être retranché sans défigurer l’ensemble.
Celui qui dit que le Sabbat est aboli dit que Dieu a mis un citron au milieu de sa grappe de raisin. Mais Dieu ne ment pas. Dieu ne se contredit pas. Dieu ne crée pas des monstres. Et le doigt qui a gravé les neuf n’a pas changé de nature en gravant le quatrième.
La grappe est entière. Elle l’a toujours été. Elle le sera jusqu’à ce que le ciel et la terre passent.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




