La troisième personne : Qu’ajoute-t-elle ? Partie 2/3
La troisième personne : Qu’ajoute-t-elle ? Partie 2/3
La troisième personne : Qu'ajoute-t-elle ? Partie 2/3

La troisième personne : Qu’ajoute-t-elle ? Partie 2/3

Dans une précédente publication, j’ai posé une question toute simple : quand tu pries pour être rempli de l’Esprit, que demandes-tu réellement ? Qu’une troisième personne vienne habiter en toi… ou la présence de Dieu lui-même en toi ?

Et la quasi-totalité des croyants, même trinitaires, répondent spontanément : la présence de Dieu. Sa puissance. Son amour. Son caractère. Jésus-Christ en eux. Personne ne prie en disant « je veux recevoir la troisième personne ». Le cœur du croyant, dans sa prière réelle, demande Dieu, pas un tiers.

Et c’est exactement ce que Jésus a promis : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). Nous. Le Père et le Fils. Pas un troisième.

Mais alors une question devient inévitable, et c’est elle que je veux pousser jusqu’au bout aujourd’hui : si recevoir l’Esprit, c’est recevoir Dieu lui-même, qu’est-ce que la troisième personne ajoute ? Qu’apporte-t-elle que le Père et le Fils ne donnent pas déjà ? Prenons les réponses une par une.

La présence ? Elle est celle du Père et du Fils : « nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20). C’est Christ en vous, l’espérance de la gloire (Colossiens 1:27).

La puissance ? Elle est celle de Dieu : « la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre » (Luc 1:35). L’Esprit et la puissance de Dieu sont une seule et même réalité : « Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth » (Actes 10:38).

La consolation ? Écoute qui parle dans le passage même du Paraclet : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous » (Jean 14:18). Je. C’est Jésus lui-même qui revient vers les siens par son Esprit. Le Consolateur n’est pas un remplaçant de Christ : c’est Christ présent autrement.

L’intercession ? « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5). Un seul. Pas deux.

La vérité, l’enseignement ? « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6). L’Esprit de vérité, c’est l’Esprit de celui qui est la vérité.

Tout ce qu’on attribue à la troisième personne est déjà donné, pleinement, par le Père et par le Fils. Elle n’ajoute rien. Et maintenant, regarde ce que l’Écriture ne lui donne jamais.

Aucun trône. Dans la vision finale de l’Apocalypse : « le trône de Dieu et de l’Agneau » (Apocalypse 22:1,3). Deux occupants. Jean, qui a vu le ciel ouvert, n’a jamais vu de troisième trône.

Aucune vision céleste. Étienne, rempli du Saint-Esprit au moment même de sa vision, voit « la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (Actes 7:55-56). Rempli de l’Esprit, il voit deux. Si l’Esprit était une troisième personne, l’instant était idéal pour la montrer.

Aucune salutation. Ouvre les épîtres : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. » Paul salue ainsi église après église, une douzaine de fois. Jamais une troisième personne n’est nommée. Un oubli répété par inspiration ?

Aucun nom. Le Père a un nom. Le Fils a un nom, Jésus, le nom au-dessus de tout nom. La « troisième personne » n’a pas de nom propre : « esprit saint » est une description, pas un prénom, comme « bras de l’Éternel » ou « souffle du Tout-Puissant ».

Aucune adoration qui lui soit adressée. Dans toute l’Écriture, pas une prière, pas un chant, pas une louange adressée à l’Esprit comme à une personne distincte. Toute la gloire monte au Père, par le Fils.

Alors tire la conclusion avec moi, calmement. Une « personne divine » qui n’apporte rien que Dieu ne donne déjà, qui n’a ni trône, ni visage, ni nom, ni prière, que ni Jean ni Étienne n’ont vue dans le ciel ouvert, et que les apôtres n’ont jamais saluée… ce n’est pas une personne que la Bible aurait oubliée.

C’est une personne que la Bible ne connaît pas. Inutile dans la prière, introuvable dans le texte, ajoutée par les hommes des siècles plus tard. L’Esprit, lui, est bien réel : il est la présence vivante et agissante du Père et du Fils, Dieu lui-même se donnant à toi sans intermédiaire.

Et c’est une bonne nouvelle, la meilleure qui soit : quand tu demandes l’Esprit, ce n’est pas un inconnu qui vient. C’est ton Père. C’est ton Sauveur. Eux.

Réponds en commentaire : peux-tu citer une seule chose que la troisième personne apporterait, que le Père et le Fils ne te donnent pas déjà ?

Vous pouvez lire la partie 3 ici : Le dilemne que personne ne peut affronter.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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