Pour que Jésus soit Dieu, il fallait que Marie le devienne aussi
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Publication du 22 août 2026

Il y a une loi que tout le monde connaît, et que personne ne discute. Ce qui naît d’une femme est un homme.

Je voudrais prendre cette loi au sérieux, la suivre pas à pas, et regarder ensuite ce qu’une doctrine est obligée de faire de la mère lorsqu’elle a décidé de faire du fils un Dieu.

🩵 Ce qui naît d’une femme est homme

Commençons par les textes, avant tout raisonnement.

« L’homme né de la femme, sa vie est courte et pleine de trouble. » Job 14:1.

« Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi. » Galates 4:4.

« Le saint esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. » Luc 1:35.

Lisez ces trois versets à la suite. Pas un seul ne dit qu’un Dieu est né. Le premier dit que naître d’une femme, c’est être homme. Le second range celui qui naît sous la loi, ce qui ne se dit de personne d’autre que d’un homme. Le troisième annonce un Fils de Dieu, et non un Dieu le Fils.

🌟 Une mère transmet ce qu’elle est. Marie était une femme, elle a donné un homme.

🩵 Le problème que cela pose

Supposons maintenant, comme on nous le demande, qu’un Dieu soit couché dans cette crèche.

D’où lui viendrait cette divinité ? Il faut bien qu’il la tienne de quelqu’un, car un enfant ne se donne rien à lui-même.

Du Père ? Personne ne prétend que le Père soit descendu du ciel pour engendrer un enfant à Bethléem. Les Écritures ne le disent nulle part, et la doctrine elle-même s’en défend.

De la mère ? Elle est une jeune fille de Nazareth, fiancée à un charpentier, et elle se nomme elle-même la servante du Seigneur.

Alors on répond que cette divinité ne vient pas de la naissance, mais qu’elle était déjà là. Fort bien. Mais reconnaissez alors ce que cette réponse concède : la naissance n’a rien engendré de divin. Elle n’a produit qu’une chair, qu’une vie humaine. Et si l’engendrement de Marie n’a engendré aucun Dieu, alors ce qui est né d’elle est un homme, exactement comme le disent Job, Paul et l’ange Gabriel.

🌟 Ou bien la divinité vient de la mère, et il faudrait que la mère soit divine. Ou bien elle ne vient pas d’elle, et alors ce qui est né est un homme.

🩵 Ce que la doctrine a dû faire de la mère

Voici maintenant ce qui s’est passé dans l’histoire, et je vous invite à vérifier chaque date.

En 325, à Nicée, on définit que le Fils est de même substance que le Père. Le Fils est déclaré Dieu.

En 431, à Éphèse, une conséquence s’impose : si celui qui est né d’elle est Dieu, alors elle a porté Dieu. On lui donne le titre de mère de Dieu. Et le motif est avoué sans détour, il ne s’agit pas d’abord d’honorer la mère, il s’agit de garantir la divinité du fils. Le rang de la mère vient du rang du fils.

Puis la logique poursuit son chemin. Celle qui a porté Dieu ne peut plus être une femme comme les autres. Il lui faut une pureté à la mesure de ce qu’elle a porté. On lui reconnaît une virginité perpétuelle. En 1854, on définit qu’elle fut préservée du péché dès le premier instant de sa conception.

En 1950, on définit qu’elle est montée au ciel corps et âme. Le fils est monté, la mère monte à son tour.

Et l’on continue. Le fils est roi, elle devient reine du ciel. Le fils est médiateur, elle devient celle par qui l’on s’adresse à lui. Viennent alors les sanctuaires, les pèlerinages, les prières, les couronnements.

Regardez l’ensemble d’un seul coup d’œil. Chaque privilège de la mère est copié sur un privilège du fils, et arrive toujours après lui, jamais avant.

🌟 On n’a pas élevé la mère parce qu’on avait lu quelque chose sur elle, on l’a élevée parce qu’on avait décidé quelque chose sur son fils.

🩵 Ce que les Écritures disent de cette femme

Ouvrez maintenant les évangiles et regardez comment ils parlent d’elle.

« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. » Luc 1:38. C’est elle qui parle, et c’est ainsi qu’elle se nomme.

« Ils offrirent en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. » Luc 2:24. C’est l’offrande des pauvres, présentée pour sa purification selon la loi de Moïse. Aucune créature divine n’aurait à se purifier.

« Tu es bénie entre les femmes. » Luc 1:42. Bénie entre les femmes, ce qui la place parmi elles et non au-dessus d’elles.

Et voyez comment son propre fils traite cet honneur. Quand une femme s’écrie : heureux le ventre qui t’a porté, il répond : heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent, Luc 11:27-28. Quand on lui annonce que sa mère et ses frères sont là, il répond que sa mère et ses frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique, Luc 8:19-21.

Dans tout le Nouveau Testament, aucun apôtre ne la prie, aucun ne l’invoque, aucun ne lui donne de titre.

🌟 Les Écritures l’honorent comme servante, elles ne l’élèvent jamais comme reine.

🩵 On me dira que ce n’est pas de l’adoration

On répondra qu’il ne s’agit pas d’adoration, que la distinction est clairement établie, et qu’elle n’est pas tenue pour divine.

Je ne discuterai pas les mots. Je demande seulement au lecteur de faire une chose, lui-même : qu’il lise les prières qu’on lui adresse, qu’il regarde les sanctuaires bâtis à son nom, qu’il écoute à qui l’on demande secours dans la détresse. Et qu’il juge de la distance entre la distinction affirmée et la pratique réelle.

🌟 Une distinction qui doit être rappelée sans cesse est une distinction que la pratique a déjà effacée.

🩵 Retirez le premier anneau

Voici le plus simple, et le plus décisif.

Tout cet édifice repose sur une seule décision, celle d’avoir fait du Fils un Dieu. Ôtez cet anneau, et la chaîne entière tombe, non pas parce qu’on l’a combattue, mais parce que plus rien ne la réclame.

Il n’y a plus besoin d’une mère de Dieu, puisqu’aucun Dieu n’est né. Plus besoin d’une pureté exceptionnelle, ni d’une montée au ciel, ni d’une couronne, ni d’une médiation.

Et chacun retrouve sa place. La mère redevient ce que les évangiles montrent, une femme croyante, bénie, servante du Seigneur. Le fils redevient ce que l’ange annonce, le Fils de Dieu véritablement engendré, l’homme Jésus-Christ, notre unique médiateur.

🌟 Ce que la doctrine appelle un mystère n’est souvent que la réparation d’un premier pas mal assuré.

🩵 La règle à retenir

Un vocabulaire ne prouve rien tant qu’on n’a pas regardé à qui d’autre l’Écriture l’applique.

Et j’ajoute ceci, qui est la leçon de toute cette histoire. Une doctrine qui doit élever la mère pour soutenir le fils avoue par là même que le fils ne tenait pas debout tout seul.

Je crois de tout mon cœur que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, engendré du sein de Marie par la puissance de Dieu, mort réellement, ressuscité réellement, exalté à la droite de son Père, et notre unique médiateur, l’homme Jésus-Christ, 1 Timothée 2:5.

Et je crois qu’un seul est Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, 1 Corinthiens 8:6.

Prenez votre Bible, ouvrez ces textes, lisez-les entièrement, et laissez Dieu vous illuminer.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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