Le jour où j’ai parlé de la Trinité, un ami a disparu
Le jour où j’ai parlé de la Trinité, un ami a disparu
Le jour où j'ai parlé de la Trinité, un ami a disparu

Le jour où j’ai parlé de la Trinité, un ami a disparu

Je vais te partager quelque chose de personnel aujourd’hui. Quelque chose qui m’a frappé et qui illustre mieux que n’importe quel argument théologique le pouvoir particulier que la doctrine de la Trinité exerce sur ceux qui la tiennent.

Pendant des années j’ai enseigné les dix commandements de Dieu. Le sabbat de l’Éternel. La permanence de la loi morale. Les prophéties bibliques. Un homme me suivait fidèlement. Il m’encourageait publication après publication. Il me considérait comme un ami. Il partageait mes études. Il appréciait mon travail.

Tout cela ne le dérangeait pas.

Puis le jour où j’ai commencé à montrer que la Trinité était une fausse doctrine, que les Écritures ne l’enseignaient pas, que les apôtres ne l’avaient jamais formulée dans leurs salutations, que le trône de l’Apocalypse était toujours le trône de Dieu et de l’Agneau sans jamais mentionner un troisième occupant, cet homme a disparu.

Plus un mot. Plus un encouragement. Plus un commentaire. Plus un partage.

Le silence total.

🩵 Ce que ce silence révèle

Il pouvait accepter que je remette en question des traditions religieuses. Il pouvait accepter que je défende le sabbat contre le dimanche. Il pouvait accepter que je prêche la permanence des dix commandements contre l’antinomisme. Tout cela ne rompait pas le lien.

Mais la Trinité a tout changé.

Pourquoi ?

Parce que la Trinité n’est pas une doctrine parmi d’autres pour beaucoup de croyants. C’est une ligne rouge identitaire. C’est le dernier rempart de leur héritage théologique catholico-protestant. C’est la doctrine qui les relie à leur église, à leur famille spirituelle, à leur identité confessionnelle construite depuis l’enfance.

Toucher au sabbat c’est toucher à une pratique. Toucher à la Trinité c’est toucher à qui ils sont.

Et quand on touche à qui quelqu’un est, deux réactions sont possibles. Soit la confrontation violente comme nous l’avons vu avec certains commentateurs. Soit la fuite silencieuse. Les deux révèlent la même chose : une blessure identitaire profonde que l’argument biblique a ouverte.

🩵 Ce que ce silence m’a appris sur la Trinité

Aucun argument théologique ne m’a autant appris sur la nature de cette doctrine que ce silence.

Si la Trinité était simplement une doctrine biblique parmi d’autres, solidement ancrée dans les Écritures et défendable verset par verset, cet homme aurait répondu. Il aurait ouvert sa Bible. Il aurait montré où les apôtres saluaient le Saint-Esprit comme troisième personne coégale. Il aurait trouvé le troisième trône dans l’Apocalypse. Il aurait démontré où les Écritures affirment explicitement trois personnes coégales et coéternelles.

Il n’a pas fait cela.

Il est parti.

Et ce départ silencieux dit ce que les arguments violents des autres confirment d’une façon différente : la Trinité ne se défend pas facilement par les Écritures telles qu’elles sont écrites. Elle se défend par la tradition, par l’habitude, par l’identité, par la peur de questionner ce qu’on a toujours cru.

Quand l’argument manque on crie. Quand même la colère est impossible on disparaît.

🩵 Ce que je dis à cet ami silencieux

Je ne t’en veux pas. Je comprends ce que la remise en question d’une doctrine aussi centrale peut produire comme inconfort intérieur.

Mais je veux que tu saches une chose. Ce n’est pas moi qui ai rompu le lien. C’est la vérité qui t’a mis face à un choix. Et tu as choisi le silence plutôt que l’examen.

Ce choix est encore ouvert.

Les Écritures sont toujours là. Les salutations apostoliques sont toujours là. Le trône de Dieu et de l’Agneau est toujours là. Jean 20:17 où Jésus dit « mon Dieu et votre Dieu » est toujours là. 1 Corinthiens 15:28 où le Fils se soumet au Père est toujours là.

Elles attendent d’être lues telles qu’elles sont écrites. Sans la Trinité déposée dans la bouche depuis l’enfance. Sans la tradition des conciles comme filtre de lecture. Juste la Parole. Telle qu’elle est.

La porte n’est pas fermée. Elle ne l’est jamais avec la vérité.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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