Un lecteur m’a écrit récemment sous une publication, bravo, j’ai compris, il y a YHWH le Père, Jésus le Fils, et l’esprit saint qui est l’action de Dieu venant de lui seul, donc trois entités distinctes. Ce frère avait tout compris, sauf un mot, et ce mot mérite une publication entière, car c’est le mot sur lequel des millions de croyants trébuchent sans s’en apercevoir.
Qu’est-ce qu’une entité
Une entité, c’est quelque chose qui existe par soi-même, qu’on peut compter comme une unité distincte. Une personne est une entité. Un ange est une entité. Toi et moi sommes des entités. Le critère est simple, une entité subsiste par elle-même, elle n’est pas la propriété ou l’activité de quelqu’un d’autre.
Maintenant regarde ce que ce frère avait écrit de sa propre main, l’esprit est l’action de Dieu, qui ne vient que de lui. Il avait raison, c’est exactement ce que l’Écriture montre. Mais alors relis sa conclusion, donc trois entités. Tu vois le glissement, une action n’est pas une entité. La force de ton bras n’est pas une entité à côté de toi.
Ta parole n’est pas une entité à côté de toi. Ton souffle n’est pas une entité à côté de toi. Dire, il y a Pierre, son fils Jean, et le travail de Pierre, donc trois individus dans la famille, chacun sent que le compte est faux. Le troisième terme de la liste n’est pas du même ordre que les deux premiers. On peut l’énumérer, on ne peut pas le compter comme une personne.
Pourquoi comptons-nous trois alors
Parce que des siècles de langage trinitaire ont installé un réflexe, dès qu’on énumère le Père, le Fils et l’esprit, la main écrit trois, machinalement. On compte les mots de la liste au lieu de peser la nature de chaque mot. C’est le pli le plus profond que cette doctrine a laissé dans nos esprits, un réflexe de comptage. Et remarque bien, ce frère avait la doctrine juste et le réflexe faux. Combien ont l’inverse, le réflexe bien installé et n’ont jamais examiné la doctrine.
Le mot lui-même te l’enseigne, ruach, pneuma, le souffle
Dans les deux langues de l’Écriture, esprit se dit souffle. Ruach en hébreu, pneuma en grec, le souffle, le vent, l’haleine. Dieu a choisi ce mot-là, et un mot choisi par Dieu enseigne. Ton souffle, qu’est-ce que c’est, c’est toi, sortant de toi, agissant hors de toi tout en restant à toi. Ton souffle porte ta parole, ta chaleur, ta vie, mais jamais personne n’a présenté son souffle comme un deuxième membre de la famille.
L’Éternel a fait les cieux par sa parole, et toute leur armée par le souffle de sa bouche, Psaume 33:6. Le souffle de sa bouche. Tu envoies ton souffle, ils sont créés, Psaume 104:30. Ce que Dieu envoie, ce qui sort de lui, ce qui accomplit, voilà l’esprit dans toute l’Écriture.
La grammaire de Dieu lui-même, MON esprit
Écoute maintenant comment Dieu en parle. Je répandrai MON esprit sur toute chair, Joël 2:28. Je mettrai MON esprit en vous, Ézéchiel 36:27. Ne me retire pas TON esprit saint, prie David, Psaume 51:11. L’esprit est toujours à quelqu’un, l’esprit DE Dieu, l’esprit DU Père, l’esprit DE Christ, l’esprit DE votre Père qui parlera en vous, Matthieu 10:20. Or une personne n’est jamais la possession d’une autre personne.
Personne dans l’Écriture ne dit mon Fils en parlant de Jésus, sauf le Père, parce qu’un fils procède de son père, mais le Fils n’est jamais dit l’outil ou l’attribut du Père, il est quelqu’un en face de lui, qui l’aime, lui parle, le prie. L’esprit, lui, n’est jamais en face. Il est répandu, envoyé, mis en nous, donné, retiré, comme on répand, envoie, donne et retire ce qui est à soi. La grammaire constante de l’Écriture range l’esprit du côté de ce que Dieu a et donne, jamais du côté de ceux qui se parlent face à face.
Fais le test des relations, il est sans appel
Dans toute la Bible, le Père parle au Fils, tu es mon Fils bien-aimé. Le Fils parle au Père, Père, je te loue. Ils s’aiment, s’envoient, se glorifient l’un l’autre, face à face, d’éternité en éternité. Cherche maintenant une seule fois où le Père s’adresse à l’esprit. Une seule prière adressée à l’esprit. Une seule adoration rendue à l’esprit. Un seul, esprit, je te loue. Tu ne trouveras pas, de la Genèse à l’Apocalypse. Étienne, les cieux ouverts, voit la gloire de Dieu et Jésus debout à sa droite, deux, Actes 7:55-56.
Jean voit celui qui est assis sur le trône et l’Agneau, deux, Apocalypse 5. Paul ouvre ses treize lettres par, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ, deux, treize fois de suite, et jamais l’esprit dans la salutation, omission impensable s’il était une troisième personne attendant son honneur. Le silence n’est pas un oubli répété mille fois, le silence est un enseignement.
Mais l’esprit parle, veut, s’attriste, me diras-tu
Oui, et c’est la Parole de Dieu, ne recule jamais devant ces textes. L’esprit dit, mettez-moi à part Barnabas et Saul, Actes 13:2. N’attristez pas le saint esprit de Dieu, Éphésiens 4:30. Mais la clé de ces versets est écrite en Ésaïe 63:10, ils ont été rebelles et ont attristé son esprit saint. Son esprit.
Attrister l’esprit de quelqu’un, c’est attrister quelqu’un, quand tu contristes l’esprit de ton père, tu n’as pas peiné un troisième membre de la famille, tu as peiné ton père au plus intime de lui. Et quand l’esprit parle en Actes 13, c’est Dieu qui parle par sa présence en son peuple, exactement comme la sagesse crie dans les rues et dresse sa table en Proverbes 1 et 9 sans être une personne à côté de Dieu. L’Écriture fait parler ce qui procède d’une personne, c’est sa manière, le sang d’Abel crie du sol, la charité espère tout, personne n’en fait des individus.
Alors quel est le compte juste
Deux personnes, le Père et le Fils, qui se connaissent, s’aiment et se donnent, et leur esprit, qui est leur présence agissante communiquée à nous. Non pas trois qui existent côte à côte, mais deux qui se donnent. Et comprends la beauté de ce compte, car il change ta prière. Si l’esprit en toi était une troisième entité, tu aurais reçu un délégué, un représentant, et le Père et le Fils resteraient loin.
Mais si l’esprit est leur propre présence, alors ce qui habite en toi n’est pas un envoyé, c’est eux. Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui, Jean 14:23, nous, le Père et le Fils, personne d’autre, parce qu’il n’y a personne d’autre, il y a eux, et leur esprit, c’est eux en toi. Tu n’as pas reçu un tiers, tu as reçu le Père et le Fils eux-mêmes. Voilà ce que le mot entité te volait.
Éprouvez toutes choses, retenez ce qui est bon, 1 Thessaloniciens 5:21.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




