SI LE FILS N’EST QU’UNE MÉTAPHORE, VOTRE SALUT EST EN DANGER
SI LE FILS N’EST QU’UNE MÉTAPHORE, VOTRE SALUT EST EN DANGER
SI LE FILS N'EST QU'UNE MÉTAPHORE, VOTRE SALUT EST EN DANGER

SI LE FILS N’EST QU’UNE MÉTAPHORE, VOTRE SALUT EST EN DANGER


🩵 Fils : Un mot vidé de son sens

Beaucoup de chrétiens récitent « je crois en Dieu le Père et en Jésus-Christ son Fils » sans jamais se demander ce que ce mot « Fils » signifie réellement. Dans plusieurs écoles bibliques et chez de nombreux fidèles, le mot revient régulièrement, métaphore. « Fils », dit-on, c’est une métaphore, une image pour exprimer la proximité entre Jésus et Dieu, pas une filiation réelle, pas un engendrement véritable.

Ce glissement, présenté comme une évidence pédagogique, n’est pourtant jamais démontré à partir du texte lui-même. Ce n’est pas une question de vocabulaire secondaire. C’est une question qui touche le cœur de l’Évangile et, selon les apôtres eux-mêmes, votre salut.

🩵 Ce que dit l’Écriture sur la nature du Fils

L’Écriture n’introduit jamais « Fils de Dieu » comme une parabole ou une image à décoder. Elle l’introduit comme un fait, souvent par des déclarations directes de Dieu lui-même. Au baptême de Jésus, « une voix fit entendre des cieux ces paroles, celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3:17).

À la transfiguration, la même déclaration est répétée, « celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection, écoutez-le » (Matthieu 17:5), Dieu ne parle pas en parabole à ce moment-là, il déclare une réalité devant des témoins.

Le psalmiste, prophétiquement, « tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (Psaume 2:7), repris dans Hébreux 1:5 et appliqué directement à Jésus. L’auteur de Hébreux poursuit d’ailleurs en demandant, « auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit, tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (Hébreux 1:5), soulignant que ce titre n’a jamais été donné à un être créé, mais à un Fils véritablement engendré.

Paul écrit qu’il est « l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Colossiens 1:15), et ailleurs que Dieu l’a « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts » (Romains 1:4).

Jean rappelle que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16), et précise ailleurs que « nul n’a jamais vu Dieu, le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1:18).

Engendré, premier-né, unique, déclaré par sa résurrection, ce vocabulaire n’est nulle part ailleurs dans l’Écriture employé pour désigner une simple image littéraire. Il décrit une origine, une relation, une filiation réelle entre deux personnes distinctes.

🩵 Pourquoi « métaphore » ne tient pas face au texte

Certains objectent, l’Écriture utilise souvent l’image, le symbole, pourquoi pas ici aussi. Mais le texte biblique signale toujours quand il parle en parabole, « il leur dit beaucoup de choses en paraboles » (Matthieu 13:3), « il employait plusieurs paraboles semblables pour leur annoncer la parole » (Marc 4:33), « sans parabole il ne leur disait rien » (Marc 4:34).

Rien de tel n’introduit jamais le titre « Fils de Dieu ». Au contraire, ce titre apparaît dans des contextes de déclaration directe, de généalogie, de doctrine, jamais encadré comme une image à interpréter symboliquement. Luc va jusqu’à faire remonter la généalogie de Jésus jusqu’à « Adam, fils de Dieu » (Luc 3:38), employant le même mot de filiation dans un sens d’origine réelle, pas symbolique. Appeler « Fils » une métaphore, c’est donc imposer au texte une clé de lecture qu’il ne donne lui-même jamais.

🩵 L »enjeu du salut selon les apôtres

C’est ici que le sujet cesse d’être un débat théologique abstrait pour devenir une question de vie ou de mort spirituelle. L’apôtre Jean écrit, « quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père, quiconque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23).

Et encore, « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5:11-12). Jean ajoute plus loin, « voici ce qui a été écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5:13).

Paul confirme cette même articulation entre la foi et la confession du Fils, « si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).

Et l’évangile de Jean résume tout son propos par cette phrase, « ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:31).

🩵 Une promesse qui ne s’applique pas à un symbole

La vie éternelle n’est jamais promise à celui qui adhère à une image ou à un symbole. Elle est promise à celui qui croit au Fils, un Fils réel. Si on retire la réalité de la filiation, on retire aussi ce à quoi ces promesses sont attachées.

On ne peut pas vider le mot « Fils » de son contenu réel et garder intacte la promesse qui lui est rattachée. Croire en un Père sans croire en un Fils véritablement engendré, véritablement distinct, ce n’est plus la foi que l’Évangile demande, c’est une autre construction, qui emprunte le vocabulaire biblique sans en garder le sens.

🩵 Un appel à examiner les Écritures

Frères et sœurs, ce n’est pas un sujet à traiter à la légère ou à laisser de côté parce qu’il dérange. Comme les croyants de Bérée, qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17:11), examinez les Écritures vous-mêmes. Votre foi mérite d’être fondée sur ce que le texte affirme, pas sur ce qu’on a fini par en dire.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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