Le Baptême du Saint-Esprit est-il encore important aujourd’hui ?
Le Baptême du Saint-Esprit est-il encore important aujourd’hui ?

Le Baptême du Saint-Esprit est-il encore important aujourd’hui ?

Ce n’est pas une réflexion du jour. Cela fait des années que je médite sur ces choses, que je les porte en silence, que je les laisse mûrir dans la prière et l’étude de la Parole. Mais il y a des vérités que l’on porte longtemps avant de se sentir prêt à les partager.

Aujourd’hui, après plusieurs jours de lecture continue du livre des Actes des apôtres, et particulièrement après avoir médité en profondeur sur le cas d’Apollos en Actes 18 et 19, j’étais impatient de partager avec toi ce que l’Esprit a voulu confirmer une fois de plus dans mon cœur avec une force nouvelle.

Ce n’est pas une découverte. C’est une conviction mûrie qui trouve enfin le moment de s’exprimer.

🩵 Apollos, un homme remarquable mais incomplet

Apollos était un homme extraordinaire. Luc le décrit comme éloquent, puissant dans les Écritures, fervent d’esprit, courageux dans la synagogue. Il connaissait les choses qui concernaient Jésus et les enseignait avec diligence.

Pourtant il lui manquait quelque chose d’essentiel, quelque chose de crucial, quelque chose sans quoi tout le reste demeurait insuffisant. Il ne connaissait que le baptême de Jean.

Cela signifie très concrètement qu’il n’avait pas reçu le baptême au nom de Jésus, et qu’il n’avait donc pas non plus reçu le baptême du Saint-Esprit. Aquilas et Priscille l’ont pris à part et lui ont expliqué plus exactement la voie de Dieu.

La logique interne du livre des Actes et la séquence normative établie dès le chapitre 2 verset 38 nous permettent de comprendre qu’Apollos a ensuite reçu le baptême au nom de Jésus et la réception du Saint-Esprit. Sans cela Luc se contredirait lui-même.

Et regarde ce qu’Apollos devient après cela : un serviteur si puissant que certains croyants à Corinthe le préféraient même à Paul.

🩵 Les douze disciples d’Éphèse, un cas encore plus explicite

Juste après le cas d’Apollos, Luc nous présente douze disciples à Éphèse qui se trouvaient dans la même situation. Paul leur demande : avez-vous reçu l’Esprit Saint après avoir cru ? Et ils répondent cette phrase bouleversante : nous n’avons même pas ouï dire si l’Esprit Saint est.

Paul les rebaptise au nom du Seigneur Jésus, leur impose les mains, et aussitôt ils parlent en langues et prophétisent. Le Saint-Esprit est tombé sur eux de manière visible, audible, vérifiable par tous les témoins présents.

Ce n’est pas une coïncidence que Luc place ces deux cas côte à côte. Il construit une démonstration progressive et délibérée.

🩵 Le baptême du Saint-Esprit était toujours visible dans les Actes

Ce qui est frappant tout au long du livre des Actes, c’est que le baptême du Saint-Esprit n’était jamais une réalité silencieuse, présumée ou supposée. Il était toujours accompagné de signes extérieurs vérifiables, reconnus par tous les témoins présents.

À la Pentecôte en Actes 2, tout Jérusalem entend et est stupéfait. En Actes 8 à Samarie, Simon le magicien, un homme extérieur et manipulateur, voit de ses propres yeux quelque chose de si puissant et tangible qu’il veut l’acheter.

C’est le témoignage le plus objectif du livre entier. En Actes 10 chez Cornelius, l’Esprit tombe pendant que Pierre parle encore et les témoins entendent parler en langues. En Actes 19 à Éphèse, les douze parlent en langues et prophétisent immédiatement après l’imposition des mains.

Ce n’est pas le témoignage d’un seul apôtre. C’est Pierre à Jérusalem, Philippe en Samarie, Pierre à Césarée, Paul à Éphèse. C’est le consensus apostolique unanime.

🩵 Et aujourd’hui, qui prend la relève ?

C’est la question qui me préoccupe profondément. À l’époque les apôtres imposaient les mains et le Saint-Esprit tombait de manière manifeste. Aujourd’hui je ne connais pas beaucoup d’hommes de Dieu suffisamment équipés et mandatés pour exercer cette fonction avec la même authenticité apostolique.

Mais voici ce que la Bible et les pionniers de la foi nous enseignent. Certains prédicateurs parlaient de la pluie de la première saison, la Pentecôte, comme d’un commencement et non d’un achèvement.

La pluie de l’arrière-saison annoncée par Joël et Zacharie est encore devant nous, juste avant le retour de Christ. Le Saint-Esprit n’est pas prisonnier d’une institution humaine. Jésus lui-même l’a dit en Jean 3:8, le vent souffle où il veut.

En Actes 2 l’Esprit est tombé dans une chambre haute, pas dans le Temple, pas sous une autorité religieuse reconnue, mais sur 120 croyants réunis en attente et en prière dans un lieu privé. En Actes 10 il est tombé sur Cornelius avant même la fin du sermon de Pierre, sans protocole, sans imposition des mains préalable. Dieu n’a pas attendu la permission humaine.

Il y a donc trois canaux bibliquement légitimes aujourd’hui. Le lever possible d’hommes revêtus d’une autorité apostolique reconnue par leurs fruits, idéal mais rare et à discerner avec beaucoup de prudence.

L’effusion collective sur des groupes fidèles réunis en attente et en prière, comme la chambre haute. Et l’effusion individuelle dans le secret de la chambre, hors de tout regard humain, directement de Dieu au croyant préparé, conformément à Matthieu 6:6.

🩵 La leçon finale et personnelle

Les disciples avaient marché trois ans avec Jésus. Ils avaient entendu ses enseignements, vu ses miracles, touché le Ressuscité. Et pourtant Jésus leur a dit en Actes 1:4 : n’abandonnez pas Jérusalem, attendez ce que le Père a promis. Trois ans de formation directe avec le Fils de Dieu ne suffisaient pas pour proclamer l’Évangile. Il fallait encore l’équipement du Saint-Esprit.

Si le modèle apostolique est notre référence, et il doit l’être, alors tout ministre, tout serviteur, tout porteur de la bonne nouvelle doit se poser cette question avec une honnêteté totale : suis-je équipé du Saint-Esprit pour cette proclamation ?

Sans l’Esprit on peut avoir l’éloquence d’Apollos et pourtant manquer de l’essentiel. Avec l’Esprit même un pêcheur de Galilée comme Pierre peut convaincre trois mille personnes en un seul discours.

La puissance ne vient pas du ministère.

Elle vient de l’Esprit qui équipe le ministère.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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