Trinité, 7 armes pour répondre quand ils sortent le grec contre toi, version renforcée
Trinité, 7 armes pour répondre quand ils sortent le grec contre toi, version renforcée
Trinité, 7 armes pour répondre quand ils sortent le grec contre toi, version renforcée

Trinité, 7 armes pour répondre quand ils sortent le grec contre toi, version renforcée

Ma dernière synthèse a circulé, et la riposte est arrivée, cette fois habillée de grec, de règles de grammaire et de mots savants. Tant mieux. Un débat qui monte vers le texte est un débat qui nous sert, car la vérité n’a pas peur de la philologie, elle la réclame.

Je vais donc t’armer pour ce niveau-là, et t’armer honnêtement, car une arme n’est fiable que si elle vise l’argument que l’adversaire utilise réellement, sous sa forme la plus forte. Réfuter une caricature ne convainc personne, réfuter l’argument réel convainc les sincères.

Retiens d’abord ce principe, un argument n’est pas vrai parce qu’il est en grec. Les mots savants impressionnent, mais ils se vérifient. Et tu vas voir que plusieurs des arguments grecs les plus répandus contre nous sont invalides, parfois de l’aveu même de savants trinitaires.

🩵 Argument savant 1, la triple répétition de l’article en Matthieu 28:19 distinguerait trois personnes sous un seul nom

Voici l’argument sous sa forme sérieuse, celle que présentent les grammairiens trinitaires. En Matthieu 28:19, l’article grec est répété trois fois, tou Patros kai tou Huiou kai tou Hagiou Pneumatos, du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Cette structure, appelée polysyndète avec articles répétés, distingue nettement trois entités individuelles. Et pourtant le texte dit, baptisez-les au NOM, eis to onoma, au singulier. Trois distincts sous un seul nom, concluent-ils, voilà la Trinité.

Réponse. Commence par accorder ce qui est vrai, car c’est ta force. Oui, la grammaire distingue trois, et je distingue trois aussi, le Père, le Fils, et leur esprit. La distinction n’a jamais été la question, aucun lecteur de la Bible ne confond le Père et le Fils. La question est ailleurs, et elle est double.

Premièrement, distinguer n’est pas égaliser. La phrase, au nom du roi, et de son fils, et de leur autorité, distingue trois réalités sans en faire trois personnes co-éternelles. La grammaire de Matthieu 28:19 établit une liste, elle ne dit rien de la nature de chaque élément listé, et surtout elle ne dit pas que le troisième élément est une personne au même titre que les deux premiers. L’Écriture associe régulièrement des réalités de natures différentes dans une même formule solennelle, devant Dieu, et devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, 1 Timothée 5:21, et personne n’en conclut que les anges sont la troisième personne d’une triade.

Deuxièmement, le nom est au singulier, et les apôtres nous ont montré quatre fois quel est ce nom. Actes 2:38, au nom de Jésus-Christ. Actes 8:16, au nom du Seigneur Jésus. Actes 10:48, au nom de Jésus-Christ. Actes 19:5, au nom du Seigneur Jésus. Pas une seule fois, dans tout le livre des Actes, les apôtres ne baptisent en prononçant la formule triple.

Ou bien les apôtres ont désobéi au dernier commandement de leur Maître dès le premier jour, ou bien ils avaient compris que le nom unique dans lequel le Père se révèle, le Fils s’incarne et l’esprit est donné, c’est le nom de Jésus. Le singulier de Matthieu s’explique par la pratique des Actes, et cette explication ne demande aucune essence trine.

Phrase à retenir, la grammaire distingue trois, elle ne divinise pas trois, et les apôtres ont baptisé en un seul nom qu’ils ont nommé quatre fois.

🩵 Argument savant 2, allos en Jean 14:16 prouverait une autre personne divine

On te dira, Jésus promet un autre consolateur, allos paraklètos, et allos désigne un autre de même nature, contrairement à heteros qui désigne un autre de nature différente. Donc l’esprit est un autre individu divin, de même rang que Jésus, une deuxième personne consolatrice, donc une troisième personne divine.

Réponse en deux temps. D’abord le mot, ensuite le contexte, et c’est le contexte qui tranche.

Sur le mot, la distinction allos heteros est réelle en grec classique, mais les spécialistes de la Koinè reconnaissent qu’elle s’est affaiblie à l’époque du Nouveau Testament, au point que Luc emploie les deux termes de manière interchangeable. Un fondement lexical affaibli ne peut pas porter à lui seul le poids d’une troisième personne co-éternelle. Ce n’est pas moi qui le décide, c’est l’état documenté de la langue.

Mais surtout, ne reste pas sur le terrain du dictionnaire quand Jésus lui-même commente sa propre promesse dans les versets qui suivent. Verset 17, l’esprit de vérité demeure AUPRÈS de vous et sera EN vous. Verset 18, je ne vous laisserai pas orphelins, JE viens à vous. Jésus annonce le consolateur, puis dit immédiatement, je viens. Verset 19, encore un peu de temps et le monde ne me verra plus, mais vous, vous ME verrez.

Verset 23, si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et NOUS viendrons à lui, et NOUS ferons notre demeure chez lui. Voilà le verset que les trinitariens citent contre les modalistes, et ils ont raison contre les modalistes, le nous prouve deux personnes distinctes.

Mais qu’ils le lisent jusqu’au bout, car ce nous les juge aussi. La demeure intérieure promise au croyant, celle que la doctrine attribue précisément au Saint-Esprit, Jésus la décrit comme la venue de DEUX, le Père et lui. Si l’esprit était une troisième personne co-égale dont la mission propre est justement d’habiter les croyants, son absence de ce nous serait inexplicable. Elle s’explique parfaitement si l’esprit EST la présence du Père et du Fils dans le croyant, leur venue effective, non un troisième individu.

Et 1 Jean 2:1 scelle l’identification, si quelqu’un a péché, nous avons un paraklètos auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Le seul autre emploi du mot dans tout le Nouveau Testament, et il nomme Jésus. Le premier consolateur auprès du Père, c’est le Fils. L’autre consolateur en nous, c’est la présence du Fils et du Père par leur esprit. Deux modes de la même consolation, non trois personnes.

Phrase à retenir, quand Jésus explique lui-même sa promesse, il dit je et nous, jamais un tiers, laisse Jésus expliquer Jésus.

🩵 Argument savant 3, charaktèr tès hypostaseôs en Hébreux 1:3 prouverait la consubstantialité trinitaire

On te dira, le Fils est l’empreinte de la substance du Père, hypostasis désigne la substance réelle, charaktèr l’expression exacte, donc le Fils possède intégralement l’essence divine, donc il est co-éternel, donc la Trinité.

Réponse. Accorde d’abord tout ce que le texte dit, car il dit des choses magnifiques que nous confessons pleinement. Oui, hypostasis désigne la substance réelle du Père. Oui, charaktèr désigne l’expression exacte, la reproduction parfaite. Le Fils exprime exactement la substance de son Père, il est le rayonnement de sa gloire, et c’est pourquoi qui l’a vu a vu le Père. Aucun désaccord.

Mais regarde maintenant ce que le mot lui-même implique, et que la doctrine doit escamoter. Une empreinte, un charaktèr, c’est le terme de la frappe monétaire et du sceau, l’image gravée par un coin sur le métal, par un sceau sur la cire. L’empreinte reçoit du sceau toute sa forme, elle en est l’expression exacte précisément parce qu’elle en dérive. Le rapport sceau empreinte est un rapport ordonné, une source et son expression.

C’est exactement l’engendrement que nous confessons, le Fils engendré de la substance même du Père, recevant de lui d’avoir la vie en lui-même, Jean 5:26, car le Père a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même, c’est écrit, donné. Le verset suivant d’Hébreux confirme l’ordre, le Fils s’est ASSIS À LA DROITE de la majesté divine, position auprès de, non identité avec.

Et quand on t’accuse d’arianisme, réponds avec précision, car la précision te distingue. Arius disait, le Fils a été créé à partir du néant, ex ouk ontôn, et il fut un temps où il n’était pas. Nous disons l’exact opposé, le Fils est engendré de la substance même du Père, il est de la divinité comme le fils d’un homme est de l’humanité.

La question qui reste ouverte entre le trinitarien et nous n’est pas la pleine divinité du Fils, elle est acquise, c’est la structure, le trinitarien veut une égalité sans ordre, le texte montre une plénitude ordonnée, un Père source et un Fils expression parfaite, et Paul le confirme, le chef de Christ, c’est Dieu, 1 Corinthiens 11:3, écrit après la résurrection et la gloire.

Phrase à retenir, l’empreinte exprime le sceau parfaitement, précisément parce qu’elle en procède, l’ordre n’est pas une infériorité, c’est la structure révélée.

🩵 Argument savant 4, le pronom masculin ekeinos en Jean 14 et 16 prouverait la personnalité de l’esprit

C’est l’argument le plus répandu, et c’est le plus solidement réfuté de tous, par un savant trinitarien lui-même. Écoute bien, car ici tu peux citer nom, date et publication.

On te dira, en Jean 16:13-14, Jésus dit LUI, ekeinos, pronom masculin, alors que pneuma, esprit, est un mot neutre en grec. Cette violation volontaire de la grammaire prouverait que Jean tient l’esprit pour une personne masculine. Certains ajouteront, et en Jean 16:13 précisément, ekeinos est juxtaposé à to pneuma tès alètheias, l’esprit de vérité, qui est neutre, donc l’accord se fait selon le sens, ad sensum, la personnalité forcée sur la grammaire.

Réponse. Le grammairien Daniel Wallace, professeur au Dallas Theological Seminary, trinitarien convaincu, auteur de la grammaire grecque de référence utilisée dans les séminaires, a publié en 2003 un article intitulé Greek Grammar and the Personality of the Holy Spirit, dans le Bulletin for Biblical Research, volume 13. Sa conclusion, vérifiable par quiconque, l’argument d’ekeinos est grammaticalement invalide et les apologètes devraient cesser de l’utiliser. Pourquoi.

Parce que dans tous ces passages, Jean 14:26, 15:26, 16:13-14, l’antécédent d’ekeinos n’est pas pneuma mais ho paraklètos, le Consolateur, mot MASCULIN en grec. Même en Jean 16:13, où l’on croit voir ekeinos accolé au neutre pneuma, Wallace montre que le sujet du discours reste le paraklètos annoncé au verset 7, et que to pneuma tès alètheias est une apposition qui ne change pas l’antécédent. La concordance est parfaitement régulière. Aucune règle n’est violée. La grammaire suit simplement son cours, un pronom masculin renvoie à un nom masculin.

Comprends la portée de ceci. Le savant qui démonte l’argument n’est pas des nôtres, il croit à la Trinité, et il conclut que la grammaire johannique ne peut pas servir à prouver la personnalité de l’esprit. Quand tu cites Wallace, tu ne cites pas un allié, tu cites un adversaire honnête, et c’est le témoignage le plus fort qui existe, le témoignage contre son propre intérêt. Si quelqu’un t’accuse de déformer Wallace, donne la référence, l’article est public, il parle lui-même.

Phrase à retenir, une grammaire qui suit sa règle ne fonde aucune doctrine, et c’est un trinitarien qui l’a démontré, Wallace, 2003, Bulletin for Biblical Research.

🩵 Argument savant 5, le neutre hen en Jean 10:30 prouverait une seule essence

On te dira, moi et le Père nous sommes UN, hen au neutre et non heis au masculin, donc pas une seule personne mais une seule essence en deux personnes. Et la preuve que les Juifs ont compris une revendication de divinité, ils ont pris des pierres, verset 33, parce que toi qui es un homme, tu te fais Dieu.

Réponse en trois mouvements. D’abord le mot, ensuite le contexte immédiat, enfin la réponse de Jésus lui-même, que l’argument trinitaire omet systématiquement.

Le mot. Le même hen, au même neutre, est employé par Paul en 1 Corinthiens 3:8, celui qui plante et celui qui arrose sont hen. Paul et Apollos sont un. Personne n’en conclut qu’ils sont consubstantiels. Et Jésus lui-même fixe le sens de son propre hen en Jean 17:22, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un COMME nous sommes un, kathôs, le même mot, la même unité, demandée pour les disciples. Si hen en Jean 10:30 signifiait unité d’essence, alors Jean 17:22 demanderait la consubstantialité des croyants, ce que personne ne soutient.

Le contexte immédiat. J’accorde au trinitarien son observation, elle est réelle, Jésus vient de dire que nul ne ravira ses brebis de sa main, puis que nul ne les ravira de la main de son Père. Il y a bien là une revendication immense, la même œuvre de garde, la même puissance protectrice exercée. Mais une même puissance exercée est exactement ce que le Fils revendique partout, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait tout ce qu’il voit faire au Père, tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement, Jean 5:19.

La main du Fils garde ce que garde la main du Père parce que le Père a TOUT REMIS entre les mains du Fils, Jean 3:35. L’unité d’œuvre et de puissance reçue, voilà ce que le passage affirme, et c’est notre confession même.

La réponse de Jésus, le point que l’adversaire n’aborde jamais. Les Juifs l’accusent, tu te fais Dieu. Or Jésus ne répond pas, oui, je suis le Dieu unique en seconde personne. Lis les versets 34 à 36. Il cite le Psaume 82, j’ai dit, vous êtes des dieux, puis conclut, à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites, tu blasphèmes, parce que j’ai dit, JE SUIS FILS DE DIEU.

Voilà l’exégèse de Jean 10:30 par Jésus lui-même, il requalifie l’accusation, non pas je me fais Dieu, mais je me dis Fils de Dieu, sanctifié et envoyé par le Père. Si la foule avait bien compris, la correction de Jésus est incompréhensible. La colère d’une foule n’a jamais fixé une exégèse, mais la réponse du Maître, oui.

Phrase à retenir, avant de citer Jean 10:30, tout trinitaire doit expliquer 1 Corinthiens 3:8, Jean 17:22, et surtout la réponse de Jésus au verset 36.

🩵 Argument savant 6, le mystère dépasserait la raison sans la contredire

On te dira, tu confonds ce qui dépasse la raison et ce qui la contredit. La Trinité n’affirme pas trois personnes en une personne, ni trois essences en une essence, cela serait contradictoire. Elle affirme un Dieu quant à l’essence, trois quant aux personnes, deux plans différents, donc aucune contradiction, seulement un mystère qui nous dépasse, comme 1 multiplié par 1 multiplié par 1 égale 1.

Réponse. J’accorde le point formel, et je veux que tu l’accordes aussi, car c’est en l’accordant que tu gagnes. Non, la formule une essence en trois personnes n’est pas une contradiction logique stricte, puisque l’unité et la trinité portent sur des registres déclarés différents. Celui qui crie à la contradiction offre une cible facile. Le vrai problème est ailleurs, et il est plus profond qu’une contradiction, c’est une formule AD HOC, une règle inventée pour un cas unique.

Explique-le ainsi. Partout dans le réel et partout dans l’Écriture, trois qui possèdent pleinement une même nature sont trois êtres de cette nature. Trois qui possèdent pleinement la nature humaine sont trois hommes, toujours, sans exception. Pour que trois qui possèdent pleinement la nature divine ne soient pas trois dieux, il faut décréter que les règles ordinaires du comptage et de l’identité sont suspendues, dans ce seul cas, et uniquement parce que la formule conciliaire l’exige.

On te doit alors une définition, qu’est-ce qu’une personne qui n’est pas un être, quelle différence positive entre les deux. Aucune réponse n’a jamais été donnée autrement que par négations, pas trois dieux, pas trois modes, pas trois parties. Une doctrine qui ne se définit que par ce qu’elle n’est pas, et qui exige une exception aux lois de l’identité valables partout ailleurs, n’est pas un mystère qui dépasse, c’est une construction qui se protège.

Et l’analogie du 1 multiplié par 1, retourne-la calmement, une multiplication suppose des facteurs qui opèrent l’un sur l’autre, personne n’a jamais expliqué ce que multiplier une personne divine par une autre voudrait dire, c’est une image décorative, exactement ce qu’on nous reproche d’utiliser.

Et rappelle le sens biblique du mot que l’adversaire invoque. Mystèrion, dans le Nouveau Testament, désigne une chose autrefois cachée et MAINTENANT RÉVÉLÉE, le mystère tenu secret dès l’origine mais manifesté maintenant, Romains 16:25-26. Un mystère biblique se dévoile, il ne s’épaissit pas. Dieu n’est pas un Dieu de confusion, 1 Corinthiens 14:33, et sa Parole donne de l’intelligence aux simples, Psaume 119:130. Le Père et le Fils, deux personnes distinctes unies par leur esprit, un enfant le comprend, une servante le vit dans la prière, et aucun concile n’a jamais eu besoin de quinze siècles pour l’expliquer.

Phrase à retenir, ce n’est pas une contradiction, c’est pire, c’est une règle inventée pour un seul cas, et un mystère de Dieu se révèle, il ne se retranche pas.

🩵 Argument savant 7, l’esprit aurait tous les attributs d’une personne, il parle, il veut, il s’attriste

C’est le meilleur dossier de l’adversaire, alors traite-le avec le plus grand soin. On te dira, une simple force ne dit pas, mettez-moi à part Barnabas et Saul, Actes 13:2. Une énergie n’a pas de volonté, 1 Corinthiens 12:11, ne s’attriste pas, Éphésiens 4:30, n’intercède pas, Romains 8:26. Donc l’esprit est une personne.

Réponse. Commence par confesser tout ce que ces textes disent, car ils sont la Parole de Dieu. Oui, l’esprit parle, veut, s’attriste, intercède. La question n’est pas de savoir si ces verbes sont dans le texte, ils y sont. La question est de savoir ce qu’ils prouvent, et la clé est donnée par l’Ancien Testament, Ésaïe 63:10, ils ont été rebelles et ont ATTRISTÉ SON ESPRIT SAINT. Voilà le verset source d’Éphésiens 4:30, Paul cite Ésaïe.

Or lis Ésaïe 63 en entier, attrister son esprit saint y est strictement parallèle à se rebeller contre LUI, contre Dieu lui-même, et le verset 9 vient de dire, l’ange de sa face les a sauvés. L’esprit saint de Dieu, la face de Dieu, la présence de Dieu, trois manières hébraïques de dire Dieu lui-même tourné vers son peuple. Attrister l’esprit de quelqu’un, en hébreu comme en français, c’est attrister quelqu’un, pas un tiers. Quand tu contristes l’esprit de ton père, tu n’as pas peiné une troisième personne de la famille.

Même clé pour la parole et la volonté. L’Écriture fait parler la sagesse qui crie dans les rues, Proverbes 1:20, qui bâtit sa maison et dresse sa table, Proverbes 9, le sang d’Abel qui crie du sol, la charité qui espère tout, le péché qui subjugue. La personnification est le mode d’expression normal de l’hébreu et du grec bibliques pour les réalités qui procèdent d’une personne. L’esprit dit, mettez-moi à part Barnabas et Saul, comme la sagesse dit, venez, mangez de mon pain, parce que dans les deux cas c’est DIEU qui parle par ce qui procède de lui. La preuve par le contraste, ce qui manque à l’esprit et que toute personne divine devrait avoir.

Jamais adoré, alors que le Père et le Fils le sont. Jamais prié, aucune prière adressée à l’esprit dans toute l’Écriture. Aucun nom propre, le Père a un nom, le Fils a un nom, l’esprit n’en a pas. Absent de toutes les salutations apostoliques, Paul ouvre chacune de ses treize lettres par, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ, jamais un mot de l’esprit, omission impensable s’il était une troisième personne co-égale attendant son honneur.

Absent de la vision céleste, Étienne voit la gloire de Dieu et Jésus debout à sa droite, Actes 7:55-56, deux, Jean voit celui qui est assis sur le trône et l’Agneau, Apocalypse 5, deux, et l’esprit y figure comme les sept esprits envoyés par toute la terre, la présence rayonnante, non un troisième trône.

Et pour Genèse 1:2, garde ta réponse, elle est bonne, le Ruach plane sur les eaux, Élohim parle, et jamais, ni là ni ailleurs dans toute l’Écriture, le Père ne s’adresse au Ruach comme à un interlocuteur. Le faisons de Genèse 1:26 a un destinataire que le Nouveau Testament nomme, celui par qui toutes choses ont été faites, Jean 1:3, Colossiens 1:16, le Fils. Tu envoies ton esprit, ils sont créés, Psaume 104:30, l’esprit est ce que Dieu envoie, la puissance de sa présence à l’œuvre.

Phrase à retenir, Ésaïe 63:10 est la clé, attrister son esprit, c’est l’attrister lui, et dans toute l’Écriture le Père parle au Fils, jamais à l’esprit.

🩵 Le principe qui te protège de tous les arguments savants

Retiens ce réflexe en quatre temps. Premièrement, demande la source exacte de la règle ou de l’autorité invoquée, et vérifie-la, souvent elle ne dit pas ce qu’on lui fait dire, l’affaire Wallace en est la preuve éclatante.

Deuxièmement, cherche le même mot ailleurs dans l’Écriture, hen en 1 Corinthiens 3:8 désamorce Jean 10:30, paraklètos en 1 Jean 2:1 éclaire Jean 14:16, Ésaïe 63:10 explique Éphésiens 4:30.

Troisièmement, accorde honnêtement ce que le texte dit avant de contester ce qu’on lui fait dire, celui qui concède avec précision frappe avec autorité.

Quatrièmement, reviens toujours aux paroles explicites, je viens à vous, nous viendrons chez lui, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, assis à la droite, elles tranchent ce que les nuances lexicales ne trancheront jamais.

Plus on regarde le texte de près, plus on voit ce que les apôtres ont vu, le Père, son Fils à sa droite, et leur esprit donné à nous. Éprouvez toutes choses, retenez ce qui est bon, 1 Thessaloniciens 5:21.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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