Le Sabbat était-il pratiqué avant le Sinaï ? Hénoc, Noé et Job nous répondent
Le Sabbat était-il pratiqué avant le Sinaï ? Hénoc, Noé et Job nous répondent
Le Sabbat était-il pratiqué avant le Sinaï ? Hénoc, Noé et Job nous répondent

Le Sabbat était-il pratiqué avant le Sinaï ? Hénoc, Noé et Job nous répondent

Il existe une objection que certains soulèvent régulièrement pour tenter de démontrer que le Sabbat n’est qu’une institution mosaïque destinée au seul peuple d’Israël. Ils disent, montrez-nous un seul passage entre Adam et Moïse où quelqu’un a observé le Sabbat. Et ils concluent de l’absence de mention explicite que le Sabbat n’existait pas avant le Sinaï.

Mais cette objection repose sur une confusion fondamentale entre l’absence de mention et l’absence de réalité. Et quand on examine honnêtement les Écritures et les sources anciennes qui les accompagnent, on découvre que la loi morale de Dieu dont le Sabbat fait partie était connue, pratiquée et chérie par les hommes de Dieu bien avant que Moïse reçoive les tables de pierre sur la montagne.

🩵 Premier pilier, Genèse 2, le Sabbat institué à la création pour toute l’humanité

Commençons par le commencement, littéralement. Genèse chapitre 2 versets 2 et 3 dit, Dieu se reposa le septième jour de tout son travail qu’il avait fait. Et Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia parce qu’en ce jour il se reposa de tout son travail qu’il avait créé en le faisant.

Deux actes divins solennels sont accomplis ici. Dieu bénit le septième jour. Dieu sanctifie le septième jour. Ces actes sont accomplis avant le péché, avant le déluge, avant Abraham, avant Moïse, avant Israël. Ils sont accomplis pour toute l’humanité au moment même de la création.

Le Sabbat n’est donc pas une institution mosaïque. Il est une institution divine inscrite dans le rythme même de la création. Et ce que Dieu a béni et sanctifié à la création du monde ne peut pas être simplement effacé par une tradition humaine qui prétend qu’il n’existait pas avant Moïse.

🩵 Deuxième pilier, Exode 16, le Sabbat connu avant le Sinaï

Avant même que Moïse reçoive les tables de pierre sur le mont Sinaï, un événement décisif se produit en Exode chapitre 16. Dieu donne la manne au peuple dans le désert. Et au verset 23 il dit, demain c’est le sabbat, le saint jour de repos consacré à l’Éternel. Et au verset 28 il reproche au peuple, jusques à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois ?

Mes commandements et mes lois. Avant le Sinaï. Le Sabbat était donc déjà connu, déjà attendu, déjà exigé par Dieu avant que les tables de pierre soient gravées. Ce passage à lui seul suffit à démolir l’argument qui dit que le premier commandement du Sabbat apparaît au Sinaï. Non. Il apparaît en Genèse 2 à la création. Et Exode 16 le confirme comme une réalité préexistante que le peuple connaissait déjà.

🩵 Troisième pilier, la justice est l’obéissance à la loi morale

Avant d’examiner les trois figures d’Hénoc, Noé et Job, il faut établir un principe fondamental que Paul formule clairement en Romains chapitre 2 versets 14 et 15. Les nations qui n’ont pas reçu la loi écrite ont la loi gravée dans leur conscience. La loi morale était donc universellement connue et universellement exigée avant Moïse.

Et la justice dans les Écritures n’est pas une notion abstraite ou vague. Elle est concrète et précise. Elle est l’obéissance à la loi morale de Dieu. Celui qui est dit juste dans les Écritures est celui qui obéit à la loi morale de Dieu dans sa totalité. Car Jacques dit en Jacques chapitre 2 verset 10 que celui qui observe toute la loi mais qui pèche contre un seul commandement devient coupable de tous. La justice est indivisible comme la loi est indivisible.

🩵 Hénoc, l’homme que Dieu a enlevé au ciel sans lui faire voir la mort

Genèse chapitre 5 verset 24 dit, Hénoc marchait avec Dieu puis il ne fut plus car Dieu le prit. Et l’épître aux Hébreux chapitre 11 verset 5 confirme, par la foi Hénoc fut enlevé de sorte qu’il ne vit pas la mort.

Hénoc est l’un des deux seuls hommes dans toute l’histoire biblique à avoir été enlevé au ciel sans passer par la mort. Et cet enlèvement n’est pas un hasard ou un privilège arbitraire. Il est présenté dans les Écritures comme la conséquence directe de sa marche parfaite avec Dieu pendant trois cent soixante cinq ans.

Réfléchissons à ce que cela signifie. Un homme que Dieu juge digne d’être enlevé au ciel sans mourir, un homme dont la marche avec Dieu était d’une qualité si exceptionnelle que Dieu ne pouvait pas le laisser passer par la mort comme tous les autres, cet homme ne pouvait pas ignorer ou transgresser le Sabbat que Dieu avait béni et sanctifié depuis la création.

L’enlèvement d’Hénoc est lui-même le témoignage le plus fort de sa justice totale et parfaite devant Dieu. Et cette justice totale implique nécessairement l’observance du Sabbat. Car Jacques dit que celui qui transgresse un seul commandement est coupable de tous.

Et le Livre d’Hénoc, source ancienne que Jude cite comme autorité prophétique en Jude verset 14, mentionne explicitement le Sabbat en ces termes, les jours de leur jeunesse et leurs sabbats s’écouleront dans la joie et la paix. Ce n’est pas une déduction indirecte. C’est une mention directe et explicite du Sabbat dans un texte associé à Hénoc lui-même.

Poser Hénoc comme témoin du Sabbat avant le Sinaï c’est poser le témoin le plus crédible que l’on puisse imaginer. Car Dieu lui-même a validé sa justice en l’enlevant au ciel.

🩵 Noé, l’homme juste et intègre

Genèse chapitre 6 verset 9 dit, Noé était un homme juste et intègre dans sa génération. Noé marchait avec Dieu. Trois qualificatifs sont utilisés pour décrire Noé, juste, intègre et marchant avec Dieu. La justice de Noé n’était pas une justice abstraite. C’était une justice concrète, pratique, visible, qui se manifestait dans sa vie quotidienne au milieu d’une génération corrompue.

Et cette justice impliquait nécessairement l’obéissance à la loi morale de Dieu dans sa totalité. Noé ne pouvait pas être juste en observant neuf commandements et en ignorant le dixième. Il ne pouvait pas être intègre en marchant avec Dieu six jours sur sept. Sa justice était totale parce que la loi morale est totale et indivisible.

🩵 Job, l’homme qui chérissait les commandements de Dieu

Job est peut-être la figure la plus explicite de toutes sur ce point précis parce qu’il parle lui-même de sa relation avec les commandements de Dieu. En Job chapitre 23 verset 12 il dit, je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres, j’ai chéri les paroles de sa bouche plus que ma nourriture ordinaire.

Job ne dit pas qu’il connaît les commandements de Dieu. Il dit qu’il les chérit plus que sa nourriture quotidienne. C’est une déclaration d’amour pour la loi de Dieu dans sa totalité. Et Job chapitre 1 verset 1 décrit Job comme un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal.

Job vivait avant Moïse. Job n’avait pas reçu les tables de pierre du Sinaï. Et pourtant il chérissait les commandements de Dieu plus que sa nourriture quotidienne. Ce témoignage confirme que la loi morale de Dieu dont le Sabbat fait partie était connue, aimée et pratiquée bien avant que Moïse reçoive les tables de pierre.

💛 L’argument du silence ne prouve rien

Revenons maintenant à l’objection initiale. On nous dit, montrez-nous un passage explicite où Abraham ou Noé observent le Sabbat. Mais cette exigence d’une mention explicite est un argument du silence qui prouve bien moins qu’il ne prétend.

La Bible ne mentionne pas non plus de passage explicite où Abraham reçoit le commandement de ne pas tuer. Elle ne mentionne pas de passage explicite où Noé reçoit le commandement de ne pas voler. Elle ne mentionne pas de passage explicite où Hénoc reçoit le commandement de ne pas mentir. Personne ne conclut pour autant que ces commandements n’existaient pas avant le Sinaï.

L’absence de mention explicite d’une pratique n’est pas une preuve de l’absence de cette pratique. C’est une règle élémentaire d’honnêteté intellectuelle dans la lecture de tout texte ancien.

Et Exode 16 confirme positivement que le Sabbat était connu et pratiqué avant le Sinaï. Dieu ne peut pas reprocher au peuple de ne pas garder ses commandements et ses lois si ces commandements et ces lois n’avaient pas encore été donnés.

💚 Conclusion

Le Sabbat n’a pas commencé au Sinaï. Il a commencé à la création du monde quand Dieu a béni et sanctifié le septième jour en Genèse 2. Il était connu et pratiqué avant le Sinaï comme Exode 16 le confirme explicitement.

Le Livre d’Hénoc le mentionne explicitement comme une réalité vécue dans la joie et la paix. Et les hommes de Dieu qui ont vécu entre Adam et Moïse, Hénoc que Dieu a enlevé au ciel sans lui faire voir la mort, Noé qui était juste et intègre, Job qui chérissait les commandements de Dieu plus que sa nourriture quotidienne, ne pouvaient pas être justes devant Dieu tout en ignorant ce que Dieu avait béni et sanctifié depuis la création.

✅ La loi morale est indivisible. La justice est indivisible. Et le Sabbat n’est pas un citron au milieu d’une grappe de raisin. Il est un grain de raisin parmi les autres, de la même famille, de la même nature, du même Dieu, depuis le commencement du monde jusqu’à l’éternité.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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